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A Ras Jedir, à la frontière entre la Libye et la Tunisie, des dizaines de milliers d'Egyptiens attendent d'être rapatriés, ainsi que des ressortissants d'autres pays.
A Ras Jedir, à la frontière entre la Libye et la Tunisie, des dizaines de milliers d'Egyptiens attendent d'être rapatriés, ainsi que des ressortissants d'autres pays.
| AFP/JOEL SAGET Zoom 1/5
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La communauté internationale a considérablement renforcé sa pression mardi sur Kadhafi. La Libye a été suspendue du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Le Conseil de sécurité menace le pays de nouvelles sanctions. Le chef d'Etat libyen n'entend pas céder. Pourtant seuls Tripoli, Syrte et le sud du pays son encore sous sa gouverne. Il a été lâché qui plus est par Moscou. Pendant ce temps, les forces navales et aériennes américaines sont en plein déploiement autour du pays.
Soulignant le risque de réactions négatives du monde arabe, la France s'est distinguée des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, en mettant en avant la nécessité d'un feu vert de l'ONU pour créer une zone d'exclusion aérienne en Libye. L'ONU a lancé un «appel urgent» aux gouvernement pour une «évacuation humanitaire massive de dizaines de milliers de réfugiés» actuellement massés en Tunisie, près de la frontière libyenne. L'Italie a envoyé une mission.
En Tunisie, la démission des ministres proches de Ben Ali se poursuit. La création d'une Assemblée constituante est acceptée par le Premier ministre. A Tunis, la situation s'est relativement calmée : des magasins ont rouvert, d'autres tentaient de réparer leurs devantures endommagées par les violences du week-end ayant fait cinq morts.
A Bahreïn, des milliers de manifestants ont défilé à Manama, affirmant l'unité nationale du petit royaume où sunnites et chiites se côtoient. Au sultanat d'Oman, des blindés ont dispersé à Sohar des manifestants qui bloquaient le port et une route conduisant à la capitale Mascate, où dans la soirée des intellectuels ont commencé un sit-in pour dénoncer la corruption, . Dans la soirée, Au Yémen, des dizaines de milliers de personnes ont envahi Sanaa et se sont rassemblées devant l'Université pour demander le départ du président Saleh. Ce dernier a limogé les gouverneurs de cinq provinces à la tête de la contestation.
Retour sur les événements qui ont marqué ce mardi.
22h26. Le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait prendre de nouvelles mesures contre la Libye, en décrétant par exemple une zone d'exclusion aérienne, a indiqué mardi l'ambassadeur britannique à l'ONU, Mark Lyall Grant.
22h20. Le Canada annonce l'envoi mercredi de la frégate Charlottetown au large des côtes libyennes. Le Premier ministre Stephen Harper, a indiqué par ailleurs que son gouvernement avait saisi des avoirs appartenant au régime libyen. Il n'en a pas précisé la valeur ou la nature. Mais l'AFP, citant une source gouvernementale, avance que le montant saisi avoisinait 2,3 milliards de dollars canadiens (2,36 mds de dollars américains). Par comparaison, les Etats-Unis ont gelé 30 milliards de dollars d'avoirs libyens.
21h52. L'Assemblée générale des Nations unies vote la suspension de la Libye du Conseil des droits de l'homme de l'ONU en raison de la répression violente menée par Mouammar Kadhafi.
21h27. Le HCR et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont mis au point, en «consultation avec les gouvernements tunisien et égyptien», un programme commun d'évacuation. Les deux organisations onusiennes demandent à la communauté internationale de «fournir d'urgence des moyens financiers et logistiques massifs dont des avions, des bateaux et du personnel spécialisé».
21h20. Des dirigeants de l'opposition libyenne vont examiner une éventuelle demande de frappes aériennes étrangères. Jusqu'ici, ils rejetaient une telle intervention. Mais certains parmi eux estiment que le déséquilibre entre leurs effectifs et les milices bien armées de Kadhafi est trop important. Le sujet demeure très sensible.
21h17. La Maison Blanche met en garde le président du Yémen Ali Abdallah Saleh contre toute tentative de désigner des «boucs émissaires» après que cet allié eut reproché à Barack Obama de vouloir dicter leur conduite aux pays arabes. Saleh a accusé «les ambassadeurs américains et européens d'attiser (la contestation de, ndlr) la rue yéménite».
21h15. L'Italie envoie une mission humanitaire en Tunisie pour venir en aide à quelque 10 000 réfugiés fuyant la Libye. L'Italie a qualifié la situation à la frontière entre la Libye et la Tunisie de «critique», avec l'afflux de «dizaines milliers de personnes désespérées, parmi lesquelles un nombre élevé d'enfants».
20h50. De hauts responsables militaires américains indiquent qu'il n'y a pas de consensus jusque là à l'Otan sur une intervention militaire en Libye et que la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne serait «extraordinairement» compliquée.
20h47. Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) lancent un appel urgent aux gouvernements en vue d'une évacuation humanitaire massive de dizaines de milliers d'Egyptiens et d'autres nationalités qui ont fui la Libye et se trouvent en attente à la frontière avec la Tunisie. Les organisations comptent ce mardi 40 000 personnes supplémentaires.
20h28. Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine, a indiqué mardi qu'elle soutiendrait une nouvelle enquête sur le rôle joué par le leader libyen Mouammar Kadhafi dans l'attentat de Lockerbie, qui avait fait 270 morts en Ecosse en 1988.
20h25. Alain Juppé, nouveau ministre français des Affaires étrangères estime qu'une intervention de l'OTAN en Libye pourrait être extrêmement contre-productive». Son premier voyage officiel, en dehors de l'Europe, se déroulera «en Egypte au cours du week-end prochain», indique-t-il. La France étudie, néanmoins, une aide de sa Marine aux Egyptiens qui tentent de quitter la Libye par la frontière tunisienne.
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20h08. En Libye, le gouvernement de transition formé par l'opposition commencera à travailler, même si Kadhafi refuse de quitter Tripoli, affirme Ibrahim Dabbashi, un diplomate libyen à l'ONU. Selon lui, il faudra peut-être encore des semaines pour forcer le colonel à quitter le pouvoir. Dimanche un Conseil national indépendant a été créé à Benghazi, chargé de représenter «toutes les villes libérées de Libye».
19h28. Des centaines de jeunes Touaregs du Mali et du Niger, parmi lesquels d'anciens rebelles, sont recrutés par le leader libyen Mouammar Kadhafi pour combattre en Libye le soulèvement populaire, affirment des élus du nord du Mali. «Tout ça me fait peur, vraiment, car un jour ils vont revenir avec les mêmes armes pour déstabiliser le Sahel», explique un élu qui a affirmé avoir appris «qu'un ex-chef rebelle touareg malien est également en Libye».
19h24. Un navire de guerre américain, l'«USS Kearsarge» (en photo ci-dessous) se rapproche de la Libye, selon deux responsables américains de la défense. Le groupe d'opérations amphibies du navire, avec quelque 800 Marines, une flotte d'hélicoptères et des installations médicales, peut assurer un soutien à des opérations humanitaires aussi bien que militaires.
19h02. Le groupe pétrolier public algérien Sonatrach a rapatrié son personnel de Libye, à savoir Il s'agit des 80 employés de deux filiales du groupe, précisant que les «équipements n'ont pas été saccagés». Au total, d'après les chiffres officiels, environ 3 000 Algériens ont été ou étaient en train d'être rapatriés.
18h55. En Tunisie, le ministre chargé des réformes économiques et sociales, Elyes Jouini, a démissionné. Il est le troisième ministre à quitter le gouvernement mardi, portant à cinq le nombre des ministres démissionnaires en deux jours.
18h50. L'Otan «continue à se consulter activement pour être prêts à toute éventualité», explique sa porte-parole, Oana Lungescu, en soulignant bien qu'une zone d'exclusion aérienne nécessite l'aval de l'ONU. L'Otan, dotée d'une flotte d'une vingtaine d'avions-radar Awacs, a déjà mené dans le passé des missions d'exclusion aérienne. Si une telle opération avait lieu, elle pourrait compter sur des contributions en avions de chasse de ses membres.
18h35. L'Union européenne étudie le gel des avoirs de sociétés libyennes liées au régime de Mouammar Kadhafi, en plus des sanctions déjà décidées lundi visant des personnes. Plusieurs pays y sont favorables, comme la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne ou l'Italie, dont de très nombreuses entreprises comptent dans leur capital des participations libyennes. Elles «redoutent que les Libyens se mettent à brader leurs participations afin d'accéder à de l'argent frais», explique un diplomate.
VIDEO. Les Libyens ne veulent pas d'intervention militaire étrangère, explique un reporter de France 24
18h20. Au sultanat d'Oman, quelque 300 intellectuels et membres d'association organisent un sit-in devant le siège du Conseil consultatif. Ils demandent la fin de la «dilapidation de l'argent public» et dénonçant «la corruption dans les ministères».
18h15. Saif Al-islam Kadhafi, le fils cadet de Mouammar Kadhafi, nie que le régime libyen ait attaqué des civils, dans une interview accordée à la chaîne britannique Sky News diffusée mardi, rapporte France 24.
18h10. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton estime que «dans les années à venir, la Libye pourrait devenir une démocratie pacifique ou s'enfoncer dans une guerre civile prolongée». «Les enjeux sont élevés», a-t-elle souligné.
18 heures. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a quitté mardi peu avant 18 heures le Sénat où il assistait à un débat, indiquant être «convoqué par le chef de l'Etat, l'actualité internationale requiér(ant) à une réunion à l'Elysée la présence du ministre de la Défense».
17h40. En Iran, plusieurs personnes ont été interpellées lors de la manifestation réclamant la libération des deux leaders d'opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi. Selon le site de ce dernier, des «tirs de gaz lacrymogènes», des «attaques massives» et «particulièrement violentes» des forces de l'ordre ont eu lieu contre des «petits groupes de quelques centaines de personnes se rassemblant de façon sporadique» autour de l'université de Téhéran et de la grande place Azadi.
17h20. En Libye, l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne pour protéger la population d'éventuels bombardements du camp Kadhafi nécessiterait la destruction préalable des défenses anti-aériennes du pays, assure le général américain commandant la zone. Et cela «serait une opération militaire», précise l'Américain.
17h05. En Libye, les militaires loyaux à Kadhafi renforcent la frontière avec le sud de la Tunisie qu'ils avaient désertée dimanche et lundi.
17 heures. Malte ne rendra pas les deux avions de chasse libyens. Les deux pilotes s'étaient posé la semaine dernière, après avoir refusé d'obeïr aux ordres du Guide.
16h55. Au Yémen, le président Ali Abdallah Saleh limoge les gouverneurs de quatre provinces dans le Sud et d'une cinquième dans l'Ouest du Yémen, où se déroulent de violentes manifestations contre son pouvoir.
Une nouvelle manifestation a lieu à Sanaa (Yémen). AFP/Ahmad Gharalbi
16h50. Le Premier ministre britannique David Cameron juge «inadmissible» que le colonel Kadhafi «puisse assassiner son propre peuple» et souligné qu'il était légitime dans ces circonstances d'envisager la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye.
16h36. Les médecins de Benghazi, dans l'est de la Libye, cherchent à évacuer des dizaines de blessés graves vers l'étranger. «Il y a une centaine de blessés qui ont besoin d'une opération chirurgicale à l'étranger. Nous avons réussi à en envoyer quelques-uns en Tunisie à bord d'un bateau», a-t-il expliqué un médecin.
16h22. Le ministre des Affaires étrangères français, Alain Juppé assure devant les députés qu'«aucune intervention militaire» ne se ferait en Libye «sans mandat clair des Nations unies». «Au stade où je vous parle, il n'y a pas d'intervention militaire anticipée. Différentes options peuvent être étudiées, notamment celle d'une zone d'exclusion aérienne», a-t-il précisé.
16h20. Les deux avions civils français transportant des personnels médicaux et de l'aide médicale à destination de Benghazi sont arrivés à l'aéroport du Caire.
16h20. L'insurrection libyenne annonce la création d'un conseil militaire à Benghazi, dans l'est, embryon d'une future armée que l'opposition peine encore à étendre aux autres villes de l'ouest et de l'est qu'ils contrôlent.
16h04. En Tunisie, le Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi accepterait l'idée de la mise en place d'une Assemblée constituante. C'est une idée phare du Conseil de la protection de la révolution, un collectif formé de quelque 14 partis politiques, de la puissante Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) et d'organisations de la société civile.
15h50. En Iran, des affrontements entre police et manifestants sont signalés à Téhéran. Plusieurs sites d'opposition avaient appelé les partisans de l'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi et de l'ancien président du Parlement Mehdi Karoubi à manifester pour réclamer la libération des deux leaders de l'opposition réformatrice.
15h16. L'Organisation de la conférence islamique (OCI) est opposée à toute intervention militaire en Libye, alors que la communauté internationale réfléchit à la création d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen.
14h32. En Tunisie, deux nouvelles démissions au gouvernement. Les ministres de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Ahmed Ibrahim, et du Développement régional et local Ahmed Néjib Chebbi, annoncent séparément leur démission du gouvernement de transition.
14h40. Un sommet extraordinaire consacré à crise libyenne et à l'Afrique du Nord rassemblera le 11 mars à Bruxelles les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'Union européenne.
14h23. Au Yémen, une foule importante foule défile à Sanaa pour demander le départ du président Ali Abdallah Saleh.
14h10. En Tunisie, le mouvement islamiste Ennahda est légalisé. Fondé en 1981 par Rached Ghannouchi avec des intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens, Ennahda (Renaissance) avait été réprimé après les législatives de 1989 où les listes qu'il soutenait, avaient recueilli au moins 17% des suffrages. Environ 30 000 militants et sympathisants islamistes avaient été arrêtés dans les années 90. Rached Ghannouchi est rentré fin janvier en Tunisie après un exil de vingt ans à Londres.
13h30. Le ministre des Affaires étrangères algérien Mourad Medelci déclare que la Libye doit «arrêter l'effusion de sang», à la télévision mexicaine Televisa. La veille, il indiquait que son pays est «extrêmement préoccupé» par la situation en Libye, pays frontalier «important» où les institutions disparaissent de «manière visible et progressive». «L'Algérie ne se contente pas simplement de rapatrier ceux qui, parmi ses ressortissants, souhaitent rentrer dans leur pays (...) . Elle est aussi à l'écoute de tout ce qui demain peut ramener la sécurité, l'ordre et le progrès en Libye.»