lundi 4 janvier 2016
Franco-Péruvien, -Gabonais, -Tunisien, -Algérien, -Portugais, -Américain.... tous racontent un bout de leur histoire et expriment une déception, une colère ou une inquiétude quant à l’avenir.
Le débat sur la déchéance de nationalité s’est déplacé sur les réseaux sociaux. Sur Twitter notamment, où des binationaux déçus ont utilisé le hashtag ...
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L’allocution du nouvel an d’Angela Merkel, diffusée avec des sous-titres en arabe
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Corse : le racisme, symptôme d'une tension identitaire plus générale
Des experts estiment que ces dérives racistes ne sont pas spécifiques à la Corse, mais appartiennent à un mouvement plus général, en France et en Europe.
SOURCE AFP
Publié le - Modifié le | Le Point.fr

Des experts livrent leur analyse sur les récentes démonstrations de racisme en Corse, qui répondent, selon eux, à certaines spécificités insulaires, mais sont aussi symptomatiques de tensions identitaires observées ailleurs en France et en Europe. "Ce qu'il y a de spécifique à la Corse, c'est cette dimension spectaculaire, parce que la violence, surtout quand il s'agit d'identité, est devenue banale, en Corse. Elle est le moyen de résoudre des conflits", estime Liza Terrazzoni, chercheuse au Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (Cadis). Pendant trois jours des manifestations émaillées de slogans ouvertement racistes se sont déroulées dans la ville, où une salle de prière musulmane a même été saccagée. Des faits qui ont eu lieu dans un contexte particulier : la Corse, qui compte entre 8 et 10 % d'étrangers, deuxième région en proportion après l'Ile-de-France, a vu la victoire des nationalistes lors des dernières régionales.
Les élections ont également été marquées par la réémergence du FN, avec 10,58 % des voix : un score certes inférieur à ceux du continent, mais qui lui permet d'être représenté à l'Assemblée de Corse pour la première fois depuis 1992. Cette émergence du nationalisme n'est pas neutre, selon la chercheuse. "Qu'il y ait un contexte, depuis 40 ans, en Corse, qui ait porté les questions identitaires dans la sphère politique, ça oui", explique-t-elle. Elle rappelle que le mouvement nationaliste s'est construit au moment de l'installation dans l'île des rapatriés d'Algérie – qui ont parfois fait venir une main d'oeuvre notamment marocaine – en dénonçant "la logique de substitution ethnique" par des non-Corses, un argument qui s'est élargi par la suite aux Maghrébins.
Des manifestations plus populistes que nationalistes
Pour autant, "c'est une erreur d'analyse que de lier l'émergence du nationalisme (...) avec ce qui s'est passé ces derniers jours". Marie Peretti-Ndiaye, également chercheuse associée au Cadis, un laboratoire de l'EHESS, décèle elle aussi plusieurs particularités susceptibles d'exacerber le racisme en Corse. D'abord la structure du marché du travail, avec des secteurs du bâtiment et du tourisme ayant "un besoin très fort en main-d'oeuvre peu qualifiée", souvent immigrée. Ce qui "favorise la précarité d'une partie de la population". Ensuite, le passé colonial : "il y a eu 200 000 Corses en Algérie entre le XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale", un chiffre très important qui a favorisé la diffusion de stéréotypes marqués.
La pauvreté est également un facteur à prendre en compte, juge-t-elle, tout comme la croissance urbaine relativement rapide, polarisée autour de Bastia et Ajaccio, qui ont absorbé les deux tiers de la croissance démographique de l'île ces 30 dernières années. Toutefois, pour Mme Terrazzoni, regarder prioritairement ce qu'il y a de spécifique en Corse peut être "dangereux" : "C'est s'empêcher de penser et de voir le glissement de la société française, l'activisme d'extrême droite. C'est une manière de pointer ce qui se passe en Corse et de dire bon, ben, ça se passe en Corse et d'oublier que ça se passe aussi ailleurs." Les débordements racistes et xénophobes des derniers jours sont avant tout "symptomatiques d'un contexte", selon Liza Terrazzoni, "celui de la France, de l'état de tension identitaire extrême dans lequel nous sommes en France, avec une cristallisation sur la question de l'appartenance, de l'immigration, de l'islam".
"On sait qu'il y a des dérives racistes, des dérives d'extrême droite aujourd'hui à l'échelle européenne, en France aussi singulièrement" soulignait lundi Jean-Guy Talamoni, leader indépendantiste récemment élu président de l'Assemblée de Corse : "La Corse ne peut pas évidemment demeurer indemne." Marie Peretti-Ndiaye note que "dans les années 1990, il y a eu une politisation très forte de la question migratoire, dans le monde post-11 Septembre, une politisation très forte de la question religieuse, avec à chaque fois la mise en avant d'une figure particulière de la menace.(...) Aujourd'hui, c'est un mélange un peu hybride, à la fois la figure du migrant et à la fois la figure du musulman, qui cristallise la peur." "La Corse n'est pas différente, sur ces questions-là", estime-t-elle également, voyant dans le discours des manifestants des expressions "populistes, plus que nationalistes".
Les Tunisiens résidents à l’étranger, chiffres et statistiques de l’OTE
Selon le dernier rapport de l’OTE (Office des Tunisiens à l’étranger), le nombre des tunisiens résidents à l’étranger s’élève à 1.325690. Les tunisiens résidents en France représentent la plus importante communauté avec 54,4%, soit 721,397.
Contrairement à ce qu’on pourrait observer en Italie ou l’immigration reste plutôt individuelle et directement liée au travail, Le nombre des tunisiens résidents en France est en augmentation continue depuis les années 80, plusieurs facteurs sont évoqués, citons le regroupement familial et surtout les nouvelles naissances qui ont des implications directes sur les projections futures des familles installées en France (éducation, perspectives d’évolution, intégration,…).
Compétences Tunisiennes :
8536 Tunisiens hautement qualifiés sont recensées en 2014 avec une nette domination des domaines de l’enseignement, la recherche scientifique et l’ingénierie. L’Europe reste la première destination des cadres tunisiens, avec plus de 60,4% du nombre total, soit 5155 cadres.
Apport Économique :
L’apport économique des tunisiens résidents à l’étranger est en augmentation continue (8,9% par an) et reste l’une des ressources principales du développement économique en Tunisie. Les virements monétaires vers la Tunisie s’élèvent a 3984 MD, ils constituent la quatrième source de devise en Tunisie. 88% des transferts sont effectués depuis l’Europe.
Depuis l’adoption de l’article 115 de loi des finances de 2003, les investissements en Tunisie ont connu une nette augmentation. En effet, le retour définitif n’est plus une condition pour investir en Tunisie. Le nombre de projets réalisés s”élève à 18929 projets avec la création de57380 postes d’emploi et un investissement global estimé à 796,260 Millions de dinars depuis 1992.
Le même rapport pointe certains manquements qui découragent les investisseurs résidents à l’étranger dont :
- Le Manque de campagnes d’information.
- La complexité des démarches administratives avec dés délais souvent très longs.
- Le Manque d’infrastructures industrielles dans certaines régions en Tunisie.
- L’attentisme chez certains investisseurs et des difficulté à se familiariser avec les réalités locales.
- Le manque de culture d’investissement chez beaucoup d’épargnants et la difficulté a gérer les projets à distance compte tenu des obligations quotidiennes dans le pays de résidence.
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تنشيط المدينة ضمن فعاليات الدورة 48 للمهرجان الدولي للصحراء بدوز
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Ma famille a été déchue de sa nationalité par Pétain Standard Je verse ces documents au débat sur l’ “identité nationale”. Le 24 juillet 1940 Pétain dictait une loi visant à déchoir de leur nationalité, tous ceux qui “ont quitté” la France. Notamment visés, les parlementaires et leurs familles qui o…
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Après avoir voulu l’enterrer, François Hollande maintient l’extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français, contre son camp.
- Déchéance de nationalité : itinéraire d’une volte-face
Deux articles, puis un seul, puis de nouveau deux. En quelques jours, la réforme constitutionnelle a changé de volume, et de nature. Au gré des valses-hésitations de l’exécutif, qui a hésité jusqu’à la veille du Conseil des ministres, mercredi, sur l’utilité de glisser dans le projet de loi constitutionnelle l’explosive extension de la déchéance de nationalité. Contrairement à ce que François Hollande a affirmé ces derniers jours à ses visiteurs, cette disposition, très combattue dans son camp, figure bien dans le texte qui sera débattu début février à l’Assemblée nationale. Outre l’inscription dans le marbre constitutionnel du régime de l’état d’urgence, il est donc question de modifier l’article 34 du texte de 1958 pour pouvoir déchoir de la nationalité tous les binationaux condamnés pour acte de terrorisme, y compris s’ils sont «nés Français». Retour sur sept jours de flottement qui ont conduit l’exécutif à ce spectaculaire revirement.
Petits fours
Mardi 15 décembre, Manuel Valls reçoit une vingtaine de journalistes dans l’un des salons de Matignon. L’avis du Conseil d’Etat vient de lui être transmis. Les magistrats, s’ils se disent «favorables» au projet de révision constitutionnelle, expliquent aussi que cette mesure pourrait être contradictoire avec l’histoire républicaine du pays et la Déclaration des droits de l’homme de 1789 : «La nationalité française représente dès la naissance un élément constitutif de la personne», rappellent-ils, et en priver quelqu’un «pourrait être regardé comme une atteinte excessive et disproportionnée à ces droits». A l’exécutif de prendre ses responsabilités donc.
Devant la presse, entre deux plateaux de petits fours, le Premier ministre laisse entrevoir les premiers signes d’hésitation et appelle à «être très prudent». Valls et Hollande doivent trancher «dans les jours qui viennent». «Pour trois ou quatre terroristes, est-ce que ça vaut la peine ? Ça ne dissuade aucun terroriste de se faire sauter au Bataclan, réfléchit-il à voix haute, en grignotant les noix de cajou. Il faut regarder, il faut regarder…» D’autres responsables de la majorité semblent, dans la foulée, enclencher la marche arrière. Le patron des députés PS, Bruno Le Roux, estime que la disposition «soulève trop de débats annexes à la lutte contre le terrorisme» tandis qu’une ministre dit imaginer «l’effet déflagrateur que cela peut avoir dans notre camp» sans percevoir «d’effet sur la lutte contre le terrorisme». Vendredi, en fin d’après-midi, devant des visiteurs qu’il reçoit à l’Elysée, le chef de l’Etat est clair : il va renoncer à l’extension de la déchéance de la nationalité. Son entourage y voit désormais une«matière à risque» pour la majorité alors que les parlementaires socialistes sont nombreux à s’y opposer. Le Président dit aussi avoir été convaincu par le sociologue Patrick Weil, rencontré quelques jours auparavant. Ce dernier invoque le risque d’une nouvelle inégalité créée entre les binationaux et les «seuls» Français. L’exécutif a un temps songé à se rabattre sur une simple loi, mais a vite conclu, là encore, à l’impasse.
Hollande et Valls font passer la bonne nouvelle aux dirigeants écologistes, pour qui inscrire la déchéance dans la Constitution serait une «faute». Le premier leur affirme «clairement» que la mesure est «abandonné». Et le second, «catégorique» selon un visiteur, que le gouvernement «ne le fera pas». Pourtant, en deux jours, le vent va tourner. Ce lundi, comme tous les lundis, Hollande déjeune avec son Premier ministre. Selon leurs entourages, c’est à ce moment-là que l’inscription de la déchéance pour les binationaux dans la Constitution «est décidée». Pas question, soutient-on à Matignon, de renier la «parole présidentielle engagée» à Versailles. «Sinon, quelle est la valeur de la parole officielle ?» justifie-t-on dans l’entourage de Valls. Le couple exécutif, dit-on à l’Elysée, «confirme cette décision» dans la soirée pour la faire «formaliser» le lendemain par le secrétariat général du gouvernement.
«Bagarre»
Pour autant, quasiment personne au gouvernement, ni parmi les dirigeants de la majorité, n’a eu vent du changement de doctrine de Matignon et de l’Elysée. D’abord, lundi après-midi, Christiane Taubira (lire page 3), en visite officielle en Algérie depuis la veille, enregistre une interview radio pour la Chaîne 3… diffusée le mardi. La ministre de la Justice croit être encore dans la ligne quand elle déclare : «Le projet de révision constitutionnelle […] ne retient pas cette disposition.» Son entourage insiste : «Jusqu’à mardi soir, rien n’était ficelé.»
Le matin, selon un participant au traditionnel petit-déjeuner de la majorité, «la question de la déchéance n’était alors toujours pas réglée». Les grognards hollandais sont envoyés sur les matinales. Si le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, appelle à la prudence, Bruno Le Roux et l’avocat Jean-Pierre Mignard, intime de François Hollande, envisagent déjà une porte de sortie : une peine «d’indignité nationale» plutôt que la déchéance. «Ces gars-là ne montent pas au front comme ça si on ne les envoie pas», fait remarquer un ténor socialiste.
Seule voix discordante sur les ondes, Ségolène Royal vante une «bonne décision conforme» au droit. Selon plusieurs sources, la «bagarre» au sein de la majorité a bien duré toute la journée du mardi. Avec d’un côté, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, reçu dans l’après-midi à l’Elysée, estimant que ce n’est «pas une loi de gauche» et de l’autre, des partisans, dont Valls, de la déchéance dans le projet de loi. «Il est possible que la position de Hollande ait pu être prise lundi, et que mardi elle ait évolué dans un sens… puis dans un autre», poursuit ce responsable PS.
Le Président reçoit, mardi vers 19 heures, un coup de fil de Gérard Larcher. Un appel prévu de longue date pour faire le point sur la mission que le président du Sénat vient d’effectuer en Iran et pour évoquer la réforme de la Constitution. Hollande lui glisse que la déchéance de nationalité figure dans le texte. «On voit que la presse est affirmative sur son abandon et le soir on entend Taubira, on s’étonne mais on ne peut pas imaginer que le Président nous la fasse à l’envers», résume un pilier de l’opposition. A gauche, ce mardi soir, en revanche, presque personne n’est au courant. Ces dernières semaines, en off, beaucoup de membres du gouvernement, y compris du premier cercle de Hollande, étaient mal à l’aise. L’un se montrait soulagé de savoir que le chef de l’Etat avait abandonné cette idée. Une autre expliquait être«bousculée» par le fait de «créer deux catégories de français».
Déplacer le problème
Le Conseil des ministres de mercredi est donc animé. A l’extérieur, le revirement commence à fuiter sur les réseaux sociaux. A la sortie, Manuel Valls, très calme, invoque, devant les journalistes, le rétablissement d’un principe d’égalité entre tous les binationaux et salue «la cohérence et la hauteur de vue» du chef de l’Etat : «Dans ces moments si particuliers, la parole publique compte plus que jamais, et plus particulièrement celle du chef de l’Etat.»
Mais alors pourquoi tant de changements de pied ? A l’Elysée, on campe sur un «on n’a pas changé d’avis». Un autre conseiller du Président préfère ranger l’épisode dans «les mystères de ce quinquennat et le charme de Hollande». Et confirme la volte-face au nom d’un choix très politique : «S’il ne faisait pas la déchéance de nationalité, il savait qu’il allait devoir affronter, de la part de la droite, la polémique sur la parole reniée. Là, il reste fidèle à sa parole et piège la droite. Ils étaient déterminés à tout faire pour priver le chef de l’Etat d’un succès au congrès.» Mais c’est déplacer le problème sur sa gauche : «On devait débuter l’année unis dans la bataille pour l’emploi, on sera désunis sur la déchéance, soupire un dirigeant socialiste. Les socialistes vont apparaître divisés l’année où c’est la droite qui devait l’être.»
soure Libé:Grégoire Biseau , Laure Equy , Lilian Alemagna
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