vendredi 1 avril 2011

Tous les élèves du lycée Evariste-Galois de Sartrouville

Tous les élèves du lycée Evariste-Galois de Sartrouville (Yvelines) ont reçu ce mercredi matin une note stipulant que trois cas de gale avaient été diagnostiqués dans l’établissement. Ce lycée accueille 1 580 élèves. C’est le service de médecine scolaire de l’inspection académique des Yvelines qui a élaboré cette note en précisant les risques encourus et les précautions à prendre en cas de symptômes.


Contacté, l’inspecteur d'académie, Jean-Michel Coignard, a précisé que «trois élèves ont présenté des symptômes, l'un mardi, les deux autres autres dans les quinze jours précédents». «La situation a été signalée à l’agence régionale de santé (ARS) ainsi que le préconisent les autorités de santé», a-t-il ajouté.

Les élèves atteints ont été priés de rester chez eux et il est conseillé aux familles de consulter au moindre symptôme. La gale est une maladie de peau très contagieuse, plutôt rare et encore présente sur le territoire français contrairement à ce qu’on imagine habituellement.
le parisien

véritabble show devant les habitants de l'île confrontée à l'arrivée de milliers de migrants ces dernières semaines

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Silvio Brlusconi a fait le déplacement mercredi à Lampedusa, se livrant à un véritabble show devant les habitants de l'île confrontée à l'arrivée de milliers de migrants ces dernières semaines.

Silvio Brlusconi a fait le déplacement mercredi à Lampedusa, se livrant à un véritabble show devant les habitants de l'île confrontée à l'arrivée de milliers de migrants ces dernières semaines. | AFP/ALBERTO PIZZOLI Zoom

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Deux premiers navires sont arrivés mercredi matin à Lampedusa pour évacuer les 6 000 immigrés, en majorité tunisiens, qui s'y entassent dans des conditions de misère et d'hygiène déplorable depuis des semaines.

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Ils doivent être transférés dans des centres d'accueil, en Sicile et dans la péninsule. Le gouvernement italien veut mettre fin à la crise sanitaire et aux tensions avec la population locale. Dans la matinée, une centaine de nouveaux migrants ont encore débarqué d'un navire, et, selon le président de région, Raffaele Lombardo, cinq autres embarcations étaient attendues.

Le show du Cavaliere

Preuve du caractère hautement politique de cette opération : le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, a fait le déplacement. Comme à son habitude, le Cavaliere s'est livré à un véritable show devant les habitants de l'île, à qui il a promis monts et merveilles, y compris un golf et une candidature au prix Nobel de la Paix, pour les dédommager des débarquements de migrants. «D'ici deux jours et demi, soit 48 à 60 heures, Lampedusa sera habitée uniquement par des Lampedusains», a lancé le Cavaliere, lors d'un discours improvisé devant une centaine d'habitants rassemblés face à la mairie. Et de détailler le plan gouvernemental : sept navires «pour un total de 10 000 places», qui sont déjà à quai ou qui vont arriver sur cette minuscule terre de 20 km2.

Berlusconi achète une maison sur l'île

Berlusconi a promis qu'il y aurait désormais en permanence un grand ferry présent à Lampedusa pour permettre l'évacuation d'éventuels nouveaux immigrés si ces derniers arrivaient en grand nombre. Le milliardaire a même annoncé avoir acheté la veille sur Internet une maison de l'île. «Je me suis dit : comment garantir aux Lampedusains que les promesses seront respectées ? Je dois devenir lampedusain moi aussi», a-t-il expliqué, décochant au passage une flèche à la presse écrite qu'il abhorre : «Demain, vous lirez dans la presse de gauche : Conflit d'intérêt ! Très bien, prenons soin de nos intérêts». Et de disparaître aussitôt, pressé d'aller visiter sa nouvelle acquisition : une petite maison blanche entourée de palmiers et de pins maritimes.

L'Italie dénonce l'inertie de l'Europe

Ces derniers jours, la cohabitation entre les immigrés et les 5 000 habitants y était devenue «insupportable», selon la porte-parole du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) en Italie, Laura Boldrini. Sur le quai de la gare maritime, où sont massés des milliers d'immigrés, l'odeur est pestilentielle : seuls trois WC chimiques pourvoyaient aux besoins des milliers d'immigrés, contraints d'uriner et déféquer en plein air, sans possibilité de se laver.

Faute du soutien de l'Europe - «inerte», selon le chef de la diplomatie, Franco Frattini, qui a aussi fustigé «une absence de solidarité» de la France, repoussant systématiquement les Tunisiens tentant d'entrer sur son territoire depuis la ville frontalière de Ventimille - l'Italie a laissé la situation s'aggraver, selon Laura Boldrini. Elle a accusé Berlusconi d'avoir «créé un cul de sac sur l'île» alors qu'«auparavant les nouveaux arrivants étaient identifiés dans les 48 heures puis évacués».

Le président italien dénonce une situation «inacceptable»

Fait assez exceptionnel, le président de la République Giorgio Napolitano, très respecté en Italie et très discret, est intervenu pour dénoncer une situation «inacceptable». Il a demandé aux autres régions de la péninsule de faire preuve de «cohésion et solidarité». Un avertissement aux régions du Nord de la botte, contrôlées par le parti anti-immigrés de la Ligue du Nord, allié indispensable de la coalition de Silvio Berlusconi depuis les dernières élections, et dont est issu le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, très critiqué pour son inaction.

«La situation sur l'île sera résolue» mercredi, a promis ce dernier. Sur place, habitants et immigrés paraissent sceptiques. Les forces de police ont commencé, mardi, à recenser les immigrés. Ces procédures d'identification se poursuivent sur le port : emmenés par petits groupes, les clandestins sont photographiés et leurs empreintes digitales prises dans un bâtiment. L'inquiétude prévaut parmi les migrants.

«Aujourd'hui j'ai peur, j'ai très très peur»

Béchir, un Tunisien de 21 ans, veut quitter au plus vite l'île. Il a fuit son pays «parce qu'il n'y a pas de travail en Tunisie» et rêve, comme beaucoup d'autres, de «rejoindre sa famille en France». Mais ce mercredi, il est rongé d'inquiétude : «je ne sais pas ce qui va se passer aujourd'hui j'ai peur, j'ai très très peur», confie-t-il à l'AFP. Une fois embarqués, la destination des migrants n'est en effet pas connue. Des centres ont été installés pour les accueillir. Il se situent essentiellement dans des zones rurales des Pouilles et de Sicile, deux régions du sud défavorisé de l'Italie.

Depuis la chute du président Zine El Abidine Ben Ali, à la mi-janvier, plus de 18 000 migrants sont arrivés à Lampedusa, un confetti de 20 km2 à mi-chemin entre la Tunisie et la Sicile, contre 4 000 pour toute l'année 2010.
le parisien

عرب 48 يحيون ذكرى يوم الأرض بإضراب عام ومسيرات

عرب 48 يحيون ذكرى يوم الأرض بإضراب عام ومسيرات


تل أبيب- تحيي الأقلية العربية في إسرائيل الأربعاء الذكرى السنوية الـ35 ليوم الأرض بإضراب عام في المدن والبلدات العربية ومسيرات ومظاهرة مركزية.
وبدأت نشاطات إحياء يوم الأرض بمظاهرة جرت مساء الثلاثاء في مدينة اللد بوسط البلاد وشارك فيها قرابة 1500 شخص بينهم قادة الأحزاب العربية احتجاجا على سياسة هدم البيوت العربية في المدينة وحمل المتظاهرون الأعلام الفلسطينية ولافتات منددة بسياسة هدم البيوت.

وأحرق متظاهرون في اللد صورة رئيس حزب (إسرائيل بيتنا) اليميني المتطرف ووزير خارجية إسرائيل أفيغدور ليبرمان احتجاجا على تصريحاته المعادية للعرب ومبادرة أعضاء كنيست من حزبه لسن قوانين عنصرية ضد المواطنين العرب.

وكانت لجنة المتابعة العليا للجماهير العربية في إسرائيل قررت إحياء يوم الأرض هذا العام بالإضرام العام احتجاجا على سياسة الحكومة الإسرائيلية بهدم البيوت العربية وخصوصا في القرى العربية غير المعترف بها في النقب بجنوب البلاد.

لكن سياسة هدم البيوت طالت أيضا عشرات البيوت في الجليل والمثلث في الفترة الأخيرة بينما تمتنع السلطات الإسرائيلية عن هدم المباني غير المرخصة في المدن والبلدات اليهودية.

وسبب آخر لإعلان الإضراب يتمثل باحتجاج الأقلية العربية على سن مجموعة القوانين العنصرية التي تستهدفهم وعلى رأسها قانون المواطنة الذي يمنع لم شمل آلاف العائلات العربية التي أحد الزوجين فيها فلسطيني وليس مواطنا في إسرائيل.

وسن الكنيست خلال السنتين الأخيرتين عددا من هذه القوانين العنصرية بينها "قانون النكبة" الذي ينص على معاقبة المؤسسات، مثل سلطات محلية وأندية الأحداث وغيرها، التي تشارك في إحياء ذكرى النكبة من خلال وقف التمويل الحكومي عنها وهو ما يصفه معارضو القانون بأنه "تحكم بالألم".

كذلك تحتج الأقلية العربية على سياسة التمييز العنصري ضدهم كمجموعة في جميع مناحي الحياة وهي سياسة منتهجة ضدهم منذ قيام إسرائيل قبل 63 عاما.

وأعلنت لجنة المتابعة عن سلسلة نشاطات لإحياء يوم الأرض تشمل الإضراب العام ومسيرات إلى أضرحة (شهداء يوم الأرض) بينما ستنظم بعد ظهر الأربعاء المظاهرة المركزية في قرية عرابة البطوف في الجليل.

كذلك ستنظم مظاهرة في قرية العراقيب غير المعترف بها في النقب والتي هدمتها السلطات الإسرائيلية أكثر من عشرين مرة خلال الأشهر القليلة الماضية فيما كان سكانها يعيدون بناءها بمساعدة متضامنين عرب ويهود يساريين.

ويوجد في النقب قرابة 40 قرية عربية لا تعترف بها سلطات الاحتلال الإسرائيلية وتمنع عنها كافة الخدمات وتسعى إلى ترحيل سكانها عنها وتجميعهم في بلدات لا تتناسب مع نمط حياة البداوة الذي يعيشه هؤلاء السكان.

وأعلنت الشرطة الإسرائيلية عن استعدادها ليوم الأرض لكن الشرطة لا تتوقع وقوع أحداث تستدعي تدخلها وأن النشاطات ستيسر بشكل هادئ.

يذكر أن يوم الأرض الأول كان في العام 1976 عندما أعلنت الأقلية العربية عن إضراب عام في 30 آذار/ مارس من ذلك العام احتجاجا على مصادرة مساحات كبيرة جدا من الأراضي العربية.

وقتلت قوات الشرطة والجيش التي اقتحمت المدن والبلدات العربية في حينه 6 مواطنين عرب في قرى سخنين وعرابة ودير حنا وكفر كنا.
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تغيرات في القيادات الصحافية بمصر تطيح برجال نظام مبارك

تغيرات في القيادات الصحافية بمصر تطيح برجال نظام مبارك


القاهرة- أجرت الادارة العسكرية في مصر الأربعاء تعديلات في قيادات المؤسسات الصحافية المملوكة للدولة اطاحت ببعض ابرز رموز مرحلة الرئيس المخلوع حسني مبارك.
فمبوجب قرار وقعه رئيس الوزراء عصام شرف فقد أجرت الادارة العسكرية تغيرات شملت خروج رؤوساء مجلس ادارة ورؤوساء تحرير كل من مؤسسات الاهرام والتحرير واكتوبر وروز اليوسف اضافة الى وكالة انباء الشرق الاوسط.

وشنت جماعات الشباب التي دعت الى الثورة على مبارك وعاملون في هذه المؤسات حملات من اجل ما تسميه بتطهير أجهزة الاعلام المملوكة للدولة من قيادات ووجوه نظام مبارك.

ووفقا للقرار فقد اخرج عبد المنعم سعيد العضو البارز في الحزب الوطني الحاكم ابام مبارك من رئاسة مجلس ادارة الاهرام كما اطيح برئيس تحرير الجريدة العريقة اسامة سرايا حيث عين اثنان من صحفيي المؤسسة مكانهما.

كما اطيح برئيس تحرير مجلة وصحيفة روز اليوسف عبد الله كمال الذي كان يتهم كونه مقربا من جمال مبارك من منصبه مثلما ابعد رئيس المؤسسة كرم جبر.

وتم تعين رؤساء تحرير جدد لصحف الجمهورية وأخبار اليوم والمساء والاهرام المسائي ومجلات اكتوبر وآخر ساعة وصباح الخير التي تصدر عن عدة مؤسات مملوكة للدولة.

وكان العاملون في هذه المؤسسات قد عقدوا سلسة وقفات احتجاجية للمطالبة بتغير القيادت الصحفية في حين لا يزال المئات من العاملين في مؤسستي الاذاعة والتلفزيون يقيمون اعتصامات يومية مطالبين بطرد من يسمونهم برؤوس الفساد.
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أنقذت الشرطة وعناصر خفر السواحل الإيطالية 190 مهاجراً غير شرعي

أنقذت الشرطة وعناصر خفر السواحل الإيطالية 190 مهاجراً غير شرعي، معظمهم إريتريون فروا من المعارك في ليبيا بعد اصطدام مركبهم بصخور قرب ساحل جزيرة لامبيدوزا الإيطالية. في حين تعهد المجلس الوطني الانتقالي بليبيا بالتصدي للهجرة غير الشرعية.

وقال مسؤولون إيطاليون إن من بين هؤلاء نساءً وأطفالا، مشيرين إلى أن الجزيرة الإيطالية باتت تعج بأكثر من 15 ألف مهاجر كانت طلائعهم وصلت عقب تفجر ثورة تونس.

ومن ناحيته تعهد رئيس المجلس الوطني الانتقالي في ليبيا مصطفى عبد الجليل بالتصدي للهجرة غير الشرعية إلى أوروبا في حال تسلم السلطة.

يأتي هذا في الوقت الذي طلبت فيه إيطاليا دعماً أوروبياً مع استمرار تدفق المهاجرين إلى أراضيها من دول مثل ليبيا وتونس.

وقد تظاهر عدد من سكان جزيرة لامبيدوزا جنوب إيطاليا احتجاجاً على الإجراءات الحكومية الرامية إلى معالجة مشكلة الهجرة.

وتعاني الجزيرة من مشاكل بيئية وصحية جراء تدفق المهاجرين بأعداد كبيرة، ومن نقص المياه الصالحة للشرب.

وفي حين يقيم ألفا مهاجر في مركز إقامة مخصص لذلك، ينام الآخرون في مخيمات أو أماكن أعدوها بأنفسهم في العراء.
المصدر: الجزيرة+يو بي آي

Le Sénat a rejeté l'amendement supprimant la restriction du droit au séjour pour les étrangers sans-papiers malades.

) Le Sénat a rejeté l'amendement supprimant la restriction du droit au séjour pour les étrangers sans-papiers malades.

Depuis des mois, la mobilisation était montée contre cette mesure, qui peut encore revenir dans le cadre de la seconde lecture du projet sur l'immigration le 12 avril.

L'amendement CL 381 du projet de loi « immigration, intégration et nationalité », présenté par le député Thierry Mariani et voté le 15 septembre dernier en commission des lois, vise à supprimer le droit au séjour des étrangers gravement malades vivant en France.

Cet amendement n'autoriserait la délivrance d'un titre de séjour aux malades étrangers que si le traitement est totalement inexistant dans le pays et sans savoir si la personne peut y avoir accès. Il propose de transformer la condition de « non-accès effectif au traitement approprié dans le pays d'origine de l'étranger » en seule « inexistence du traitement approprié ».

Loin d'être une précision sémantique, l'existence d'un traitement ne garantit pas qu'il soit accessible ni même disponible : une telle modification de la loi reviendrait à supprimer le droit au séjour des étrangers gravement malades en France.

Un collectif demande aux parlementaires et médecins de s'opposer à cette disposition. Il regroupe :

Le CISS (Collectif inter-associatif sur la santé)
L'ODSE (Observatoire du droit à la santé des étrangers)
Uniopss (Unir les associations pour développer les solidarités)
La Fnars (Fédération nationale des association de réinsertion sociale)

Dans un courrier, le collectif explique que :

« Les dispositions de ce projet vont d'abord largement les empêcher de déposer leurs demandes d'admission au séjour pour raison de santé et vont également les priver de la possibilité de disposer d'un délai suffisant pour saisir le juge qui annule pourtant aujourd'hui près d'une mesure d'éloignement sur deux prises à leur encontre. »

Les associations rappellent qu'en 1997, la loi Debré avait intégré dans la législation française la protection des étrangers gravement malades contre l'éloignement du territoire. L'année suivante, la loi Chevènement renforçait cette protection grâce à la délivrance de plein droit d'une carte de séjour temporaire. Ce droit au séjour est conditionné : l'étranger, gravement malade, vivant en France ne doit pas « effectivement bénéficier du traitement approprié dans son pays d'origine » :

« L'esprit de la loi, rappelé le 7 avril 2010 par le Conseil d'Etat, est donc de faire en sorte qu'un étranger gravement malade et sans accès effectif aux soins dans son pays d'origine soit protégé de l'expulsion et puisse avoir accès aux soins en France dans des conditions de vie stables pour éviter la mort prématurée ou la survenue de graves complications ou de handicaps dans un pays où il ne pourrait pas être soigné. Une lecture de la loi conforme à son texte et à son esprit ne saurait être qualifiée d'interprétation “très généreuse” comme l'a exposé Thierry Mariani. »

Quelques chiffres : fin 2008, le nombre d'étrangers malades régularisés s'est stabilisé autour de 28 000 personnes, ce qui représente 0,8% des 3 500 000 étrangers en France.
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Frédéric Mitterrand… La nouvelle va sans doute provoquer une certaine ébullition en Tunisie

Tunis, envoyée spéciale - Ils espéraient Alain Juppé, ils auront Frédéric Mitterrand… La nouvelle va sans doute provoquer une certaine ébullition en Tunisie quand elle sera rendue publique : le ministre de la culture français se rendra en visite officielle à Tunis les 2 et 3 avril. Quant à M. Juppé, dont on envisageait la venue le 31 mars, sa visite est repoussée à une date ultérieure, le responsable du Quai d'Orsay devant finalement se rendre en Chine à ce moment-là.

De toutes les visites de ministres français à Tunis depuis la chute de Ben Ali, le 14 janvier, celle de Frédéric Mitterrand s'annonce comme la plus délicate. Le ministre de la culture est ici perçu comme faisant partie des nombreux responsables français qui ont fait preuve de complaisance envers le dictateur tunisien du temps où celui-ci écrasait le pays sous une chape de plomb et se comportait en mafieux. Pis : c'est ce même Frédéric Mitterrand qui, le 9 janvier, en pleine répression du soulèvement populaire par la police tunisienne, avait jugé "tout à fait exagéré" de qualifier la Tunisie de Ben Ali de "dictature univoque".

"TRISTE PANTALONNADE"

Tenus quelques jours après que la ministre des affaires étrangères de l'époque, Michèle Alliot-Marie, eut proposé le "savoir-faire" des forces de sécurité françaises au régime Ben Ali, ces propos avaient déclenché en Tunisie la stupeur et la consternation. Un peu plus tard, Frédéric Mitterrand faisait volte-face et présentait ses excuses au peuple tunisien dans une lettre ouverte publiée le 23 janvier par l'hebdomadaire de Tunis Réalités. "Alors que le peuple tunisien est parvenu par ses seules forces à se débarrasser de la chape de plomb qui pesait sur lui, je regrette profondément que mon attitude et les expressions qu'il m'est arrivé d'utiliser aient pu offenser des gens que j'ai toujours voulu aider et que j'admire et que j'aime", plaidait Frédéric Mitterrand.

Mais le mal était fait, et quand le ministre français tenta, maladroitement, de justifier la nationalité tunisienne qui lui avait été octroyée par le président Ben Ali dans les années 1990, il parut s'enfoncer un peu plus. "Il se trouve que, sans doute, peut-être, le régime a essayé de me récupérer en me donnant la nationalité, mais je n'ai pas fait de compromis, aucun", assura-t-il sur France Inter. "Triste pantalonnade" fut l'un des commentaires les plus charitables que l'on put lire alors sur les journaux tunisiens en ligne, tel Kapitalis.