dimanche 20 mars 2011

Les Égyptiens se prononcent sur leur constitution

Les Égyptiens se prononcent sur leur constitution

Rédaction en ligne

samedi 19 mars 2011, 20:03


Ce vote constitue le premier test majeur pour la transition depuis la chute de Moubarak le 11 février. La participation est importante.
Les Égyptiens se prononcent sur leur constitution

EPA

Appelés à se prononcer sur des amendements à la Constitution dans le cadre d’un référendum, les Égyptiens ont formé de longues files d’attente samedi devant les bureaux de vote pour cette première consultation organisée dans le pays depuis le départ du président Hosni Moubarak.

Ce vote constitue le premier test majeur pour la transition de l’Egypte vers la démocratie après le soulèvement populaire qui a entraîné la chute de Moubarak le 11 février.

Fait inhabituel pour un scrutin en Egypte, les électeurs semblent s’être déplacés en masse dès les premières heures, au vu des files d’attente qui se sont formées devant les bureaux de vote qui ont ouvert à 8h locales (6h GMT) et doivent fermer à 19h locales (17h GMT).

Les premiers résultats sont attendus dimanche.

« C’est un jour historique pour l’Egypte », s’est réjoui le vice-Premier ministre Yahia el-Gamal, devant la presse, après avoir voté au Caire.

« Je n’avais jamais vu un aussi grand nombre de votants en Egypte. Les Égyptiens se sont finalement rendu compte que leur vote compte ».

Pour les partisans du « non » qui critiquent la précipitation de l’armée actuellement au pouvoir, ces neuf amendements ne vont pas assez loin. Une victoire du « oui » pourrait aboutir à des élections présidentielles et législatives cette année ou au début de l’an prochain. Dans le cas contraire, le Conseil suprême des forces armées qui assure l’intérim pourrait être contraint à prolonger le délai de six mois qu’il s’est fixé pour le transfert du pouvoir à un gouvernement civil élu.

Plus de la moitié des 80 millions d’Égyptiens peuvent voter et l’armée, en vue de favoriser la participation, a déclaré qu’ils seraient autorisés à glisser leur bulletin dans n’importe quel bureau de vote du pays avec, comme seule preuve d’identité exigée, leur carte nationale d’identité, un document délivré aux personnes de 18 ans et plus.

Des décennies durant, les élections en Egypte ont donné lieu à de vastes fraudes destinées à assurer la victoire des représentants du régime. Le manque de confiance dans le processus de vote, tout comme les violences et les actes d’intimidation ont entraîné la mise à distance de la plupart des électeurs. Mais la confiance dans le système semblait être revenue samedi à l’occasion du référendum. (AP) le soir belgique