mardi 1 mars 2011

Cette double démission survient au lendemain de la démission du premier ministre Mohamed Ghannouchi

Cette double démission survient au lendemain de la démission du premier ministre Mohamed Ghannouchi, remplacé aussitôt par Béji Caïd Essebsi à la tête du gouvernement de transition. Leur présence était contestée par les manifestants de la place de la Kasbah à Tunis, qui réclament depuis une dizaine de jours le départ du gouvernement de transition.

Le départ de M. Ghannouchi ne semblait pas avoir convaincu les protestataires. "Nous maintenons notre sit-in jusqu'à la formation d'une Assemblée constituante et la reconnaissance du conseil de protection de la révolution", a déclaré lundi le coordinateur du sit-in, Mohamed Fadhel, en référence à un collectif de l'opposition en cours de formation.

JOURNÉES DE CONTESTATION ET DE VIOLENCES

La capitale tunisienne a connu plusieurs journées de contestation et de violences : six personnes ont notamment été tuées, samedi, lors des affrontements ayant opposé à Tunis les forces de sécurité à des manifestants.

Depuis la chute et la fuite de l'ancien président Ben Ali le 14 janvier et la nomination de M. Ghannouchi comme premier chef du gouvernement de l'après-Ben Ali, l'éxécutif tunisien a connu peu de répit. La première équipe qu'avait formée Mohamed Ghannouchi, avec notamment des poids-lourds de l'ancien régime, n'a pas tenu deux semaines. Au bout de cinq jours de manifestations sous ses fenêtres, il avait jeté l'éponge le 27 janvier et formé une nouvelle équipe expurgée, tout en sauvant sa tête.