Pour la première fois depuis le début de l'insurrection libyenne, une embarcation transportant des immigrés en provenance de Libye est arrivée en Italie, dans la nuit de samedi 26 à dimanche 27 mars. L'embarcation transporte près de 350 personnes, parmi lesquelles 80 femmes et 12 enfants, originaires pour la plupart d'Erythrée, d'Ethiopie et de Somalie. Elle aurait quitté Tripoli jeudi, selon Mussie Zerai, un prêtre italien qui a été en contact direct avec le navire.
"Ils m'ont dit que les militaires [libyens] leur demandaient de partir", a-t-il expliqué, ajoutant que quatre ou cinq autres embarcations transportant au total environ un millier de personnes ont quitté les côtes libyennes à destination de l'Italie. "Jusqu'à présent, les seuls migrants qui arrivaient à Lampedusa étaient des Tunisiens. Il s'agit du premier bateau venant de Libye avec des personnes fuyant l'escalade militaire, les attaques et les représailles", a dit Laura Boldrini, porte-parole en Italie du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), jugeant que ces réfugiés avaient besoin d'une "protection internationale".
A leur arrivée, ces migrants doivent être à nouveau embarqués sur un ferry à destination de Porto Empedocle, près d'Agrigente en Sicile, d'où ils seront transférés dans des centres d'accueil de réfugiés, a indiqué l'agence de presse italienne Ansa.
5 000 TUNISIENS ENCORE SUR PLACE
L'Italie craint une vague d'au moins 200 000 à 300 000 immigrés en cas de chute de Mouammar Kadhafi et a réclamé, pour l'instant en vain, l'aide de l'Union européenne. Le pays est déjà confronté à l'afflux de milliers de migrants illégaux en provenance de Tunisie. Sur la seule île de Lampedusa, plus de 15 000 Tunisiens sont arrivés depuis la chute du régime de Ben Ali. Ils sont au fur et à mesure transférés par air ou par mer vers des centres de détention ou des centres d'accueil de réfugiés répartis dans toute l'Italie. Mais compte tenu des incessantes arrivées, ils étaient encore samedi environ 5 000 à s'entasser sur l'île dans des conditions sanitaires précaires.
Un traité conclu en août 2008 entre l'Italie et la Libye avait entraîné, selon les autorités italiennes, la diminution de 94 % des débarquements de clandestins en Italie, avec une politique de refoulement immédiat, d'ailleurs dénoncée par les associations de défense des droits de l'homme. Mais après le début de l'insurrection libyenne réprimée dans le sang et le lancement de l'intervention militaire occidentale, le colonel Mouammar Kadhafi a affirmé qu'il cesserait "de lutter contre l'immigration clandestine pour que des millions de noirs affluent vers l'Europe".
le monde
lundi 28 mars 2011
Brassens ou la liberté", du 15 mars au 21 août à la Cité de la musique (19e).
Brassens, vie héroïque
Avec la complicité inattendue de Joann Sfar, la Cité de la musique célèbre le chanteur sétois sur un mode ludique.
Comment restituer la vie et l’aura de Georges Brassens dans une exposition? Comment dépasser les clichés qui collent à cet ami des chats et de la langue française? La question titille la Cité de la musique lorsque, l’an dernier, elle envisage de célébrer l’artiste disparu voilà pile trente ans. La commissaire, Clémentine Deroudille, pense alors à Joann Sfar, ce dessinateur de BD, mélomane avéré qui a signé le film Gainsbourg: vie héroïque.
Bonne pioche. Sfar apprécie sa "pensée anticléricale, libertaire mais pas enfermée dans une doctrine, tout à fait intelligible pour les enfants". Une dimension qui transparaît clairement dans l’exposition, parsemée de "dispositifs ludiques" incitant les plus jeunes à parler de travers, voler des bijoux ou se découvrir moustachu… Le coup de crayon de Sfar, fantaisiste et volontiers farceur, prolonge ce parcours jusqu’à lui donner l’air d’un grand livre ouvert alors que la scénographie, elle, suggère plutôt une forêt, façon décor de cinéma. Ce voyage vers l’imaginaire n’élude pas les méandres de la vie et de l’œuvre du poète, né à Sète en 1921 et devenu soudain, en 1951, la vedette que l’on connaît.
"Un ascète bon vivant et bon déconneur"
Auparavant, Brassens a vécu, et plutôt bien, au défi de ses origines modestes et déboires divers – pincé pour cambriolage à 17 ans, évadé d’Allemagne en mars 1944… "Il est alors un travailleur acharné, et un dandy qui se cherche encore", estime la commissaire. Impasse Florimont, dans la charmante courée du 14e, que Brassens habita de 1944 à 1966 (et que son seul ayant droit, Serge Cazzani, conserve toujours en l’état), Clémentine Deroudille a trouvé les traces d’une vie souvent fauchée, simple et féconde, entourée de livres et de tous ces animaux recueillis par Jeanne, l’amie de toujours qui inspira la Cane…
Ses livres de jeunesse et manuscrits – rigoureusement tenus – y sont intacts. L’exposition permet aussi de découvrir les films en super-huit, que Brassens réalisait lui-même, en complément des archives INA, autres moments forts où l’on voit le chanteur en grande discussion avec Jean Ferrat. Le tout est, d’ailleurs, l’objet d’un tout nouveau coffret DVD incluant son concert inédit de 1969 à Bobino (INA-Mémoire vive). "Entrer dans l’impasse, poursuit Deroudille, c’est entrer au cœur de l’œuvre d’un ascète qui était aussi un bon vivant, un bon déconneur." Un mode de vie dont il ne se départira jamais, même au faîte de sa gloire, fidèle entre tous à son éthique d’artiste obstiné et n’éprouvant aucun attrait pour l’argent. Libertaire avant tout, copain d’abord.
"Brassens ou la liberté", du 15 mars au 21 août à la Cité de la musique (19e).
Avec la complicité inattendue de Joann Sfar, la Cité de la musique célèbre le chanteur sétois sur un mode ludique.
Comment restituer la vie et l’aura de Georges Brassens dans une exposition? Comment dépasser les clichés qui collent à cet ami des chats et de la langue française? La question titille la Cité de la musique lorsque, l’an dernier, elle envisage de célébrer l’artiste disparu voilà pile trente ans. La commissaire, Clémentine Deroudille, pense alors à Joann Sfar, ce dessinateur de BD, mélomane avéré qui a signé le film Gainsbourg: vie héroïque.
Bonne pioche. Sfar apprécie sa "pensée anticléricale, libertaire mais pas enfermée dans une doctrine, tout à fait intelligible pour les enfants". Une dimension qui transparaît clairement dans l’exposition, parsemée de "dispositifs ludiques" incitant les plus jeunes à parler de travers, voler des bijoux ou se découvrir moustachu… Le coup de crayon de Sfar, fantaisiste et volontiers farceur, prolonge ce parcours jusqu’à lui donner l’air d’un grand livre ouvert alors que la scénographie, elle, suggère plutôt une forêt, façon décor de cinéma. Ce voyage vers l’imaginaire n’élude pas les méandres de la vie et de l’œuvre du poète, né à Sète en 1921 et devenu soudain, en 1951, la vedette que l’on connaît.
"Un ascète bon vivant et bon déconneur"
Auparavant, Brassens a vécu, et plutôt bien, au défi de ses origines modestes et déboires divers – pincé pour cambriolage à 17 ans, évadé d’Allemagne en mars 1944… "Il est alors un travailleur acharné, et un dandy qui se cherche encore", estime la commissaire. Impasse Florimont, dans la charmante courée du 14e, que Brassens habita de 1944 à 1966 (et que son seul ayant droit, Serge Cazzani, conserve toujours en l’état), Clémentine Deroudille a trouvé les traces d’une vie souvent fauchée, simple et féconde, entourée de livres et de tous ces animaux recueillis par Jeanne, l’amie de toujours qui inspira la Cane…
Ses livres de jeunesse et manuscrits – rigoureusement tenus – y sont intacts. L’exposition permet aussi de découvrir les films en super-huit, que Brassens réalisait lui-même, en complément des archives INA, autres moments forts où l’on voit le chanteur en grande discussion avec Jean Ferrat. Le tout est, d’ailleurs, l’objet d’un tout nouveau coffret DVD incluant son concert inédit de 1969 à Bobino (INA-Mémoire vive). "Entrer dans l’impasse, poursuit Deroudille, c’est entrer au cœur de l’œuvre d’un ascète qui était aussi un bon vivant, un bon déconneur." Un mode de vie dont il ne se départira jamais, même au faîte de sa gloire, fidèle entre tous à son éthique d’artiste obstiné et n’éprouvant aucun attrait pour l’argent. Libertaire avant tout, copain d’abord.
"Brassens ou la liberté", du 15 mars au 21 août à la Cité de la musique (19e).
un habitant de Gennevilliers de 19 ans a été passé à tabac vendredi soir à Asnières
Nouvel épisode dans les violences qui opposent depuis plusieurs semaines les jeunes d'Asnières et de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) : un habitant de Gennevilliers de 19 ans a été passé à tabac vendredi soir à Asnières, malgré le couvre-feu imposé dans les deux communes après le décès mi-mars d'un jeune de 15 ans lors d'une rixe.
Le Gennevillois a été agressé par un groupe de jeunes hommes qui lui ont assené plusieurs coups de poing. Il a été hospitalisé à Argenteuil (Val d'Oise) et son état n'inspire pas d'inquiétude.
Dans la nuit du 12 au 13 mars, Samy, un Asniérois de 15 ans avait été blessé mortellement à l'arme blanche dans une rixe entre des jeunes de la cité du Luth à Gennevilliers, et du quartier des Courtilles à Asnières.
Son décès a été suivi d'agressions à l'arme blanche visant deux autres jeunes hommes, blessés l'un le 13, l'autre le 15 mars.
Le couvre-feu interdisant la circulation aux mineurs non accompagnés dans les quartiers limitrophes d'Asnières-sur-Seine et Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a été prolongé jusqu'au 31 mars.
LeParisien.fr
Le Gennevillois a été agressé par un groupe de jeunes hommes qui lui ont assené plusieurs coups de poing. Il a été hospitalisé à Argenteuil (Val d'Oise) et son état n'inspire pas d'inquiétude.
Dans la nuit du 12 au 13 mars, Samy, un Asniérois de 15 ans avait été blessé mortellement à l'arme blanche dans une rixe entre des jeunes de la cité du Luth à Gennevilliers, et du quartier des Courtilles à Asnières.
Son décès a été suivi d'agressions à l'arme blanche visant deux autres jeunes hommes, blessés l'un le 13, l'autre le 15 mars.
Le couvre-feu interdisant la circulation aux mineurs non accompagnés dans les quartiers limitrophes d'Asnières-sur-Seine et Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a été prolongé jusqu'au 31 mars.
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Syrie : la révolte continue malgré la libération de détenus politiques
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Tunisie, Egypte, Libye : le monde arabe se révolte
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Syrie : la révolte continue malgré la libération de détenus politiques
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Comme une traînée de poudre, la révolte se répand en Syrie, au Yémen et en Jordanie. En Syrie, la contestation, jusqu’ici cantonnée dans le sud du pays, commence à se faire entendre dans les rues de la capitale Damas, où la police secrète a arrêté des dizaines de personnes samedi matin.
Solidaire avec la ville martyre de Deraa, fief de l'opposition, la population s'insurge.
Les récentes promesses du pouvoir sur une possible annulation de l'état d'urgence, la libération effective de 260 opposants ou des augmentations de salaire, n'ont eu aucun effet. Samedi, des manifestants ont incendié une station de police et un siège du parti Baas au pouvoir dans le Sud du pays, au 12e jour d'une contestation sans précédent contre le régime.
En Jordanie, le premier affrontement entre les forces de l'ordre a eu lieu vendredi. Un manifestant a été tué et il y aurait au moins 160 blessés. Le groupe des «jeunes du 24 mars» ainsi que l'opposition islamiste demandent le départ du Premier ministre qui s'était dit prêt au dialogue.
20 heures. En Jordanie, le chef de la sûreté générale, le général Hussein Majali, annonce un nouveau bilan de «160 blessés, dont 83 policiers», soulignant que la police anti-émeutes et les gendarmes «ne portaient pas d'armes à feu». Vingt-et -une personnes ont été arrêtées et déférées devant les tribunaux.
19h20. L'opposition islamiste jordanienne n'accepte pas la main tendue un peu plus tôt par le Premier ministre qui l'avait accusée la veille de «recevoir des ordres de l'Egypte et de la Syrie». «Ce gouvernement doit démissionner ou être limogé, un gouvernement qui fait couler le sang de ses citoyens perd sa légitimité», affirme lors d'une conférence de presse à Amman cheikh Hamzeh Mansour, chef du Front de l'action islamique (FAI), branche politique des Frères musulmans.
18h30. Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) serait près d'organiser un attentat, mettant à profit l'agitation politique en cours dans le monde arabe, particulièrement au Yémen, selon le «Washington Post». De hauts responsables américains qui ont parlé au journal ont précisé que ces informations étaient fragmentaires et qu'ils n'avaient pas suffisamment d'éléments pour lancer une alerte ni prendre des mesures spécifiques. Selon le journal, la CIA et l'armée américaine ont déployé des dizaines d'agents au Yémen depuis 18 mois pour aider l'armée yéménite à poursuivre Al-Qaïda.
18h10. En Syrie, deux personnes ont été tuées et deux blessées par des francs-tireurs non identifiés dans la ville côtière de Lattaquié au nord-ouest de Damas.
17h55. Au Yémen, trois des meneurs du Mouvement sudiste sont libérés à Aden à l'issue de près d'un mois de détention. Cette mouvance anime la contestation contre le pouvoir central dans le sud du pays, un Etat indépendant jusqu'en 1990. Il a rejoint en mars le mouvement général demandant le départ du président Ali Abdallah Saleh.
17h33. Le Premier ministre jordanien, Maarouf Bakhit, qui avait violemment critiqué les islamistes vendredi, se dit prêt à un dialogue avec eux : «Le Front de l'Action Islamique (FAI) est un segment de la société», reconnaît-il assurant «respecter l'opposition».
17h22. En Syrie, les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogène pour disperser plusieurs centaines de contestataires assis sur la place principale de Deraa, selon France 24.
16 heures. Le président yéménite Abdallah Saleh réaffirme son intention de ne pas céder à la pression de ceux qui demandent son départ : «Nous sommes toujours là, solides tel le roc, et nous ne seront pas ébranlés par les événements», a déclaré M. Saleh devant des notables». Il avait proposé mardi de quitter le pouvoir début 2012. Une proposition rejetée par l'opposition qui souhaite son départ immédiat.
15h20. La patronne de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, condamne en termes très vifs la «brutale» réponse apportée par les autorités syriennes aux «exigences légitimes» des contestataires.
15h10. Au Yémen, le quotidien «14 Octobre», qui était le porte-voix du régime à Aden mais avait cessé de paraître mardi, réapparaît samedi dans les kiosques en prenant la défense du mouvement de contestation contre le président Ali Abdallah Saleh.
15 heures. Des villageois du sud de la Syrie incendient un siège du parti Baas, le parti de Bachar al-Assad. et une station de police lors des funérailles de trois manifestants tués la veille par les forces de sécurité. A Deraa, à 120 km au sud de Damas, près de 300 jeunes, torse nu, sont montés sur les restes d'une statue à l'effigie de l'ancien président Hafez al-Assad déboulonnée la veille, en scandant des slogans hostiles au régime.
13h21. Finalement, ce sont 260 détenus politiques syriens qui ont été libérés selon la Ligue syrienne de défense des droits de l'Homme, basée à Damas. Si la majeure partie d'entre eux sont des islamistes, il y a également 14 Kurdes. «Un geste qui s'inscrit dans le cadre des promesses que les autorités avaient annoncées récemment pour améliorer les libertés publiques en Syrie», déclare un militant des droits de l'Homme. Il a appelle les responsables syriens à «compléter cette mesure en libérant les autres détenus politiques encore incarcérés».
12h21. En Jordanie, le groupe des «jeunes du 24 mars», dont le camp a été démonté vendredi par la police après des heurts, demande que le Premier ministre jordanien et des responsables sécuritaires soient limogés et jugés pour leur responsabilité dans les violences. «Nous sommes arrivés à un point de non-retour (...), nous allons étudier les moyens de poursuivre la contestation jusqu'à l'obtention de nos demandes», ajoute M. Mahaddine un cinéaste de 32 ans.
12h15. La haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, met en garde la Syrie contre le risque d'une «spirale de violences» engendrée par la répression violente des manifestations et l'a appelé à tirer les leçons des événements au Maghreb et au Moyen-Orient. «Le peuple syrien n'est pas différent des autres populations de la région. Il veut jouir des droits humains fondamentaux qui lui ont été déniés pendant si longtemps», ajoute-t-elle.
12h10. La famille du Jordanien décédé dans les violences vendredi à Amman refuse de l'enterrer avant d'obtenir des excuses officielles et la démission du ministre de l'Intérieur, selon l'AFP.
11h50. Plus de 200 détenus politiques syriens, en grande majorité des islamistes, ont été libérés vendredi soir affirme l'Observatoire syrien des droits de l'Homme basée à Londres.
10h30. En Syrie, un appel à une «révolte populaire» dans toutes les provinces syriennes a été posté sur Facebook au lendemain des manifestations sanglantes, notamment à Deraa, qui ont eu lieu dans les principales cités du pays.
le parisien
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Syrie : la révolte continue malgré la libération de détenus politiques
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Comme une traînée de poudre, la révolte se répand en Syrie, au Yémen et en Jordanie. En Syrie, la contestation, jusqu’ici cantonnée dans le sud du pays, commence à se faire entendre dans les rues de la capitale Damas, où la police secrète a arrêté des dizaines de personnes samedi matin.
Solidaire avec la ville martyre de Deraa, fief de l'opposition, la population s'insurge.
Les récentes promesses du pouvoir sur une possible annulation de l'état d'urgence, la libération effective de 260 opposants ou des augmentations de salaire, n'ont eu aucun effet. Samedi, des manifestants ont incendié une station de police et un siège du parti Baas au pouvoir dans le Sud du pays, au 12e jour d'une contestation sans précédent contre le régime.
En Jordanie, le premier affrontement entre les forces de l'ordre a eu lieu vendredi. Un manifestant a été tué et il y aurait au moins 160 blessés. Le groupe des «jeunes du 24 mars» ainsi que l'opposition islamiste demandent le départ du Premier ministre qui s'était dit prêt au dialogue.
20 heures. En Jordanie, le chef de la sûreté générale, le général Hussein Majali, annonce un nouveau bilan de «160 blessés, dont 83 policiers», soulignant que la police anti-émeutes et les gendarmes «ne portaient pas d'armes à feu». Vingt-et -une personnes ont été arrêtées et déférées devant les tribunaux.
19h20. L'opposition islamiste jordanienne n'accepte pas la main tendue un peu plus tôt par le Premier ministre qui l'avait accusée la veille de «recevoir des ordres de l'Egypte et de la Syrie». «Ce gouvernement doit démissionner ou être limogé, un gouvernement qui fait couler le sang de ses citoyens perd sa légitimité», affirme lors d'une conférence de presse à Amman cheikh Hamzeh Mansour, chef du Front de l'action islamique (FAI), branche politique des Frères musulmans.
18h30. Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) serait près d'organiser un attentat, mettant à profit l'agitation politique en cours dans le monde arabe, particulièrement au Yémen, selon le «Washington Post». De hauts responsables américains qui ont parlé au journal ont précisé que ces informations étaient fragmentaires et qu'ils n'avaient pas suffisamment d'éléments pour lancer une alerte ni prendre des mesures spécifiques. Selon le journal, la CIA et l'armée américaine ont déployé des dizaines d'agents au Yémen depuis 18 mois pour aider l'armée yéménite à poursuivre Al-Qaïda.
18h10. En Syrie, deux personnes ont été tuées et deux blessées par des francs-tireurs non identifiés dans la ville côtière de Lattaquié au nord-ouest de Damas.
17h55. Au Yémen, trois des meneurs du Mouvement sudiste sont libérés à Aden à l'issue de près d'un mois de détention. Cette mouvance anime la contestation contre le pouvoir central dans le sud du pays, un Etat indépendant jusqu'en 1990. Il a rejoint en mars le mouvement général demandant le départ du président Ali Abdallah Saleh.
17h33. Le Premier ministre jordanien, Maarouf Bakhit, qui avait violemment critiqué les islamistes vendredi, se dit prêt à un dialogue avec eux : «Le Front de l'Action Islamique (FAI) est un segment de la société», reconnaît-il assurant «respecter l'opposition».
17h22. En Syrie, les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogène pour disperser plusieurs centaines de contestataires assis sur la place principale de Deraa, selon France 24.
16 heures. Le président yéménite Abdallah Saleh réaffirme son intention de ne pas céder à la pression de ceux qui demandent son départ : «Nous sommes toujours là, solides tel le roc, et nous ne seront pas ébranlés par les événements», a déclaré M. Saleh devant des notables». Il avait proposé mardi de quitter le pouvoir début 2012. Une proposition rejetée par l'opposition qui souhaite son départ immédiat.
15h20. La patronne de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, condamne en termes très vifs la «brutale» réponse apportée par les autorités syriennes aux «exigences légitimes» des contestataires.
15h10. Au Yémen, le quotidien «14 Octobre», qui était le porte-voix du régime à Aden mais avait cessé de paraître mardi, réapparaît samedi dans les kiosques en prenant la défense du mouvement de contestation contre le président Ali Abdallah Saleh.
15 heures. Des villageois du sud de la Syrie incendient un siège du parti Baas, le parti de Bachar al-Assad. et une station de police lors des funérailles de trois manifestants tués la veille par les forces de sécurité. A Deraa, à 120 km au sud de Damas, près de 300 jeunes, torse nu, sont montés sur les restes d'une statue à l'effigie de l'ancien président Hafez al-Assad déboulonnée la veille, en scandant des slogans hostiles au régime.
13h21. Finalement, ce sont 260 détenus politiques syriens qui ont été libérés selon la Ligue syrienne de défense des droits de l'Homme, basée à Damas. Si la majeure partie d'entre eux sont des islamistes, il y a également 14 Kurdes. «Un geste qui s'inscrit dans le cadre des promesses que les autorités avaient annoncées récemment pour améliorer les libertés publiques en Syrie», déclare un militant des droits de l'Homme. Il a appelle les responsables syriens à «compléter cette mesure en libérant les autres détenus politiques encore incarcérés».
12h21. En Jordanie, le groupe des «jeunes du 24 mars», dont le camp a été démonté vendredi par la police après des heurts, demande que le Premier ministre jordanien et des responsables sécuritaires soient limogés et jugés pour leur responsabilité dans les violences. «Nous sommes arrivés à un point de non-retour (...), nous allons étudier les moyens de poursuivre la contestation jusqu'à l'obtention de nos demandes», ajoute M. Mahaddine un cinéaste de 32 ans.
12h15. La haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, met en garde la Syrie contre le risque d'une «spirale de violences» engendrée par la répression violente des manifestations et l'a appelé à tirer les leçons des événements au Maghreb et au Moyen-Orient. «Le peuple syrien n'est pas différent des autres populations de la région. Il veut jouir des droits humains fondamentaux qui lui ont été déniés pendant si longtemps», ajoute-t-elle.
12h10. La famille du Jordanien décédé dans les violences vendredi à Amman refuse de l'enterrer avant d'obtenir des excuses officielles et la démission du ministre de l'Intérieur, selon l'AFP.
11h50. Plus de 200 détenus politiques syriens, en grande majorité des islamistes, ont été libérés vendredi soir affirme l'Observatoire syrien des droits de l'Homme basée à Londres.
10h30. En Syrie, un appel à une «révolte populaire» dans toutes les provinces syriennes a été posté sur Facebook au lendemain des manifestations sanglantes, notamment à Deraa, qui ont eu lieu dans les principales cités du pays.
le parisien
الثوار الليبيون يسيطرون على أجدابيا ويستعدون لدخول البريقة
الثوار الليبيون يسيطرون على أجدابيا ويستعدون لدخول البريقة
السبت، 26 مارس 2011 - 15:51
الثوار الليبيون
أعلن الثوار الليبيون اليوم السبت، سيطرتهم الكاملة على مدينة أجدابيا حتى البوابة الجنوبية التى كان يسيطر عليها قوات القذافى.
وأكد الثوار الليبيون أنهم تمكنوا من دحر قوات القذافى، وإبعادهم عن المدينة تماما ويستعدون الآن للتحرك نحو مدينة البريقة لاستعادة السيطرة عليها.
وأعلن خالد كعيم نائب وزير الخارجية الليبى أن القوات الحكومية الليبية انسحبت من مدينة أجدابيا يوم السبت فى أعقاب هجوم جوى شنته قوات التحالف الغربية.
وأكد فى تصريحات صحفية نقلتها "رويترز" أن القوات الغربية ضالعة بشكل كبير، ومن ثم قررت القوات المسلحة الليبية الانسحاب من أجدابيا صباح السبت. واتهم أيضا قوات التحالف بمساعدة المعارضين للزعيم الليبى معمر القذافى بشكل مباشر.
السبت، 26 مارس 2011 - 15:51
الثوار الليبيون
أعلن الثوار الليبيون اليوم السبت، سيطرتهم الكاملة على مدينة أجدابيا حتى البوابة الجنوبية التى كان يسيطر عليها قوات القذافى.
وأكد الثوار الليبيون أنهم تمكنوا من دحر قوات القذافى، وإبعادهم عن المدينة تماما ويستعدون الآن للتحرك نحو مدينة البريقة لاستعادة السيطرة عليها.
وأعلن خالد كعيم نائب وزير الخارجية الليبى أن القوات الحكومية الليبية انسحبت من مدينة أجدابيا يوم السبت فى أعقاب هجوم جوى شنته قوات التحالف الغربية.
وأكد فى تصريحات صحفية نقلتها "رويترز" أن القوات الغربية ضالعة بشكل كبير، ومن ثم قررت القوات المسلحة الليبية الانسحاب من أجدابيا صباح السبت. واتهم أيضا قوات التحالف بمساعدة المعارضين للزعيم الليبى معمر القذافى بشكل مباشر.
سوريون من الجولان المحتل يعلنون دعم الثوار بدمشق
سوريون من الجولان المحتل يعلنون دعم الثوار بدمشق
السبت، 26 مارس 2011 - 16:19
أهالى من الجولان يدعمون ثوار سوريا أهالى من الجولان يدعمون ثوار سوريا
أعلنت مجموعة من السوريين فى الجولان المحتل أمس، الجمعة، انحيازها إلى الشعب السورى "ضد جلاديه"، معتبرة أن تحرير الجولان "لن يكون ممكناً إلا بتحرير الوطن من قيده".
وأوضح الموقعون على البيان وعددهم 47، أنهم يعبرون عن موقفهم هذا بصورة شخصية "غير مدعين أى صفة تمثيلية لأى كان إلا لأنفسنا".
ودان هؤلاء فى بيانهم، القمع العنيف للتظاهرات التى تشهدها سوريا لا سيما فى مدينة درعا، مؤكدين أن "كل من يقتل شعبه خائن".
وأضافوا: "إن كل من يعتدى على شعبنا السورى، قتلاً أو بطشاً أو اعتقالاً أو تعذيباً أو تشريداً أو نهباً، هو بمثابة عدو لا يختلف عن الاحتلال الإسرائيلى قيد أنملة".
وتابع الموقعون، وبينهم أسيران محرران من السجون الإسرائيلية: إن "واجبنا الوطنى والإنسانى والأخلاقى يحتم علينا الانحياز الكامل لشعبنا ضد جلاديه، وأن نكون صدى صدّاحاً لصوته".
وتشهد سوريا منذ ما يقارب الأسبوع موجة احتجاجات لا سابق لها، أكبرها فى درعا جنوب البلاد، أوقعت ما يقارب 55 قتيلاً وفقاً لناشطين حقوقيين.
من جهة أخرى، أكد البيان أن "التستر خلف أنظمة الطوارئ وتأبيدها بحجة المقاومة والممانعة والصراع مع العدو، أثبتت زيفها وعجزها عن استرجاع حبة واحدة من تراب الجولان".
واعتبر الموقعون أن تحرير الجولان، الذى احتلته إسرائيل العام 1967 وضمته العام 1981، "لن يكون ممكناً إلا بتحرير الوطن من قيده. فشعب محتل، مقموع ومقهور داخل وطنه لن يقوى على تحرير أرضه من أعدائه".
وتابعوا: "إننا نضم صوتنا إلى صوت شعبنا فى الداخل السورى، متوجهين للنظام بأوضح العبارات، أن يبادر اليوم قبل الغد إلى إعادة الحق إلى أصحابه، والمباشرة برفع قانون الطوارئ وإطلاق الحريات العامة وسراح جميع معتقلى الرأى ورفع القيود عن الإعلام، وإلغاء المحاكم الاستثنائية ونتائج الاستطلاع الاستثنائى الجائر للعام 1962، تمهيداً لانتقال سلمى وهادئ للسلطة يجنب الوطن ما لا تحمد عقباه".
ويعيش أكثر من 20 ألف سورى تحت الاحتلال الإسرائيلى فى الجولان، ويرفضون جميعهم تقريباً الحصول على الجنسية الإسرائيلية، رغم التضييق والترهيب الذى تمارسه إسرائيل على رافضى الجنسية والميزات التى تعدهم بها فى حال حصولهم عليها.
السبت، 26 مارس 2011 - 16:19
أهالى من الجولان يدعمون ثوار سوريا أهالى من الجولان يدعمون ثوار سوريا
أعلنت مجموعة من السوريين فى الجولان المحتل أمس، الجمعة، انحيازها إلى الشعب السورى "ضد جلاديه"، معتبرة أن تحرير الجولان "لن يكون ممكناً إلا بتحرير الوطن من قيده".
وأوضح الموقعون على البيان وعددهم 47، أنهم يعبرون عن موقفهم هذا بصورة شخصية "غير مدعين أى صفة تمثيلية لأى كان إلا لأنفسنا".
ودان هؤلاء فى بيانهم، القمع العنيف للتظاهرات التى تشهدها سوريا لا سيما فى مدينة درعا، مؤكدين أن "كل من يقتل شعبه خائن".
وأضافوا: "إن كل من يعتدى على شعبنا السورى، قتلاً أو بطشاً أو اعتقالاً أو تعذيباً أو تشريداً أو نهباً، هو بمثابة عدو لا يختلف عن الاحتلال الإسرائيلى قيد أنملة".
وتابع الموقعون، وبينهم أسيران محرران من السجون الإسرائيلية: إن "واجبنا الوطنى والإنسانى والأخلاقى يحتم علينا الانحياز الكامل لشعبنا ضد جلاديه، وأن نكون صدى صدّاحاً لصوته".
وتشهد سوريا منذ ما يقارب الأسبوع موجة احتجاجات لا سابق لها، أكبرها فى درعا جنوب البلاد، أوقعت ما يقارب 55 قتيلاً وفقاً لناشطين حقوقيين.
من جهة أخرى، أكد البيان أن "التستر خلف أنظمة الطوارئ وتأبيدها بحجة المقاومة والممانعة والصراع مع العدو، أثبتت زيفها وعجزها عن استرجاع حبة واحدة من تراب الجولان".
واعتبر الموقعون أن تحرير الجولان، الذى احتلته إسرائيل العام 1967 وضمته العام 1981، "لن يكون ممكناً إلا بتحرير الوطن من قيده. فشعب محتل، مقموع ومقهور داخل وطنه لن يقوى على تحرير أرضه من أعدائه".
وتابعوا: "إننا نضم صوتنا إلى صوت شعبنا فى الداخل السورى، متوجهين للنظام بأوضح العبارات، أن يبادر اليوم قبل الغد إلى إعادة الحق إلى أصحابه، والمباشرة برفع قانون الطوارئ وإطلاق الحريات العامة وسراح جميع معتقلى الرأى ورفع القيود عن الإعلام، وإلغاء المحاكم الاستثنائية ونتائج الاستطلاع الاستثنائى الجائر للعام 1962، تمهيداً لانتقال سلمى وهادئ للسلطة يجنب الوطن ما لا تحمد عقباه".
ويعيش أكثر من 20 ألف سورى تحت الاحتلال الإسرائيلى فى الجولان، ويرفضون جميعهم تقريباً الحصول على الجنسية الإسرائيلية، رغم التضييق والترهيب الذى تمارسه إسرائيل على رافضى الجنسية والميزات التى تعدهم بها فى حال حصولهم عليها.
اليوم السابع ينفرد بنشر القصة الحقيقية لعودة الآثار المسروقة من المتحف المصرى.
اليوم السابع ينفرد بنشر القصة الحقيقية لعودة الآثار المسروقة من المتحف المصرى.. مفتش آثار شاب تنكر فى شخصية تاجر آثار وعاش فى رعب لمدة 14 يوماً ليعيد 12 تحفة فرعونية نادرة
الأحد، 27 مارس 2011 - 00:07
عودة الآثار المسروقة للمتحف عودة الآثار المسروقة للمتحف
كتبت دينا عبد العليم
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"قوم يا محمد شوف تعبك ومجهودك.. اصحى من النوم وشوف مصر بتكرمك إزاى.. وشوف بهدلتنا إزاى معاك"، هكذا صاحت والدة "محمد عبد الرحمن مفتش الآثار الذى يبلغ من العمر (25 عاماً) صباح، الخميس، الموافق 17 مارس عندما فتحت التليفزيون، ورأت وقائع زيارة الدكتور عصام شرف لوزارة الداخلية، ليكرم ضباط الوزارة على الجهد الذى بذلوه لإرجاع الآثار المنهوبة من المتحف المصرى، كاد محمد أن يبكى حينما رأى الضباط وهم يكرمون ويصافحون رئيس الوزراء، بينما يقيم هو هارباً مع والدته فى شقة أحد أصدقائه، بعد تهديده بالقتل من أهالى أفراد العصابة التى كاد أن يموت فى سبيل استعادة ما سرقته من آثار المتحف المصرى فى ليل جمعة الغضب.
أربعة عشر يوماً عاشها محمد فى حالة كبيرة من الرعب، والخوف والتأمل، عشرات الأسئلة تدور برأسه، مصير أمه وأخوته، ماذا سيحدث فى الأيام المقبلة، هل سيكتشف أفراد العصابة حقيقته فيقتلونه، أم سينجح فى استعادة الآثار ليشعر بالفخر طوال حياته، حكاية طويلة ينفرد "اليوم السابع" بنشرها، وهذه هى التفاصيل..
البداية كانت فى اتصال تليفونى أجراه محمد بأحد أصدقائه ليخبره بأن إحدى المصالح الحكومية أعلنت عن وظائف خالية، فقال له زميله: "أنا عاوزك فى مصلحة، لو تمت هيبقى فيها خير كتير قوى"، ثم أخرج تيلفونه المحمول وقام بتشغيل "فيديو" كان فى الفيديو مجموعة آثار مكونة من تماثيل أثرية وتمائم وقلادات، يقول محمد: سألته من أين حصلت على هذا الفيديو، فقال: "الحاجات دى موجودة عندى، وعاوزين نتصرف فيها"، فقلت له، مشككاً فى كلامه، إن هذه الآثار مستنسخة وغير أصلية، فرد: مقلدة مين يا راجل يا طيب دى الحاجات اللى كانت فى المتحف المصرى"، قلت له: نعم!! فقال: عارفها كويس، فقلت بالطبع، فقال: "دى حاجات منها، وعاوزين نشوف لها صرفة، فقلت له حرام عليك إحنا لازم نحافظ على آثار بلدنا، فرد: خلاص كبر دماغك، ثم طلبت منه أن يرسل الفيديو لى "بالبلوتوث"، ففعل، وتركنى وانصرف.
بعدها بأيام كان محمد خارجاً من مقر المجلس الأعلى للآثار بالعباسية مع الدكتور رمضان البدرى، مدير إدارة التوثيق الأثرى، فى طريقهما إلى مبنى المجلس الرئيسى بالزمالك، فأطلع محمد البدرى على موضوع الآثار المسروقة، وقال له إنه من الممكن أن يعيدها إلى المتحف، فاقترح عليه البدرى أن يذهبا إلى طارق العوضى مدير المتحف المصرى ليعرضا عليه الأمر.
وصل محمد عبد الرحمن ورمضان البدرى لمكتب العوضى بالمتحف المصرى وأخبروه بالأمر، وشاهدوا الفيديو، وطابقوا القطع الظاهرة بالفيديو مع بيانات وصور القطع المسروقة، فتأكدوا أنها متطابقة لقطع منها، فتوجهوا جميعا إلى مكتب شرطة الآثار الملحق بالمتحف، وأبلغوا قيادات الشرطة بالأمر، وهنا دار الحوار بين محمد وبين أفراد الشرطة، فسأله أحدهم باستهتار "عاوز كام علشان ترجع الآثار دى؟"، فرد محمد بشدة حسبما قال: "أنا مفتش آثار مش تاجر وعاوز أرجع الآثار دى، ومش عاوز منكم حاجة غير أنكم تساعدونى فى كشف العصابة والقبض عليهم، وتأمنونى"، فقال الضابط: أنت زعلت ليه أنا مش قصدى، بس من كام يوم اتصلوا بينا ناس وقالوا عندهم معلومات عن الآثار وعاوزين فلوس علشان يساعدونا بالمعلومات"، فسألنى: "هى الحاجات دى أصلية، فقلت له "ايوه"، فسأل العوضى: "القطع دى مطابقة للقطع المسروقة من المتحف فقال "ايوه"، فقال أحد الضباط، هات صحبك هنا، فاختلف معه آخر، وقال له: "لأ إحنا لازم نعمل خطة، أنت عندك استعداد تغامر، فقلت لهم: "نعم"، فقال: "أنت هتفهم صحبك أنك فكرت وقررت أنك تمشى فى الموضوع ده"، ويقول محمد هنا بدأ الضباط فى وصف شخصية تجار الآثار "يتحدثون بهذه الطريقة، جشعون لأبعد مدى، همهم الأول هو الدولار، استغلاليين، يطالبون بنسبة قدرها كذا"، ثم طلبوا منى الاتصال بصديقى وأطلب رؤيته حالاً فى التحرير، وعندما يأتى أخبره بأننى فكرت فى الموضوع، وقررت الدخول فى الصفقة، وأريد رؤية الآثار، للبحث عن مشترى، يقول محمد وافقت لكن بشرط، وهو عدم ذكر اسمى فى أى محضر رسمى، وأن نضع خطة أكون فيها بعيداً تماماً عن هذا الأمر، حتى لا يعرف اللصوص أنى ساعدت فى القبض عليهم، وتصبح حياتى فى خطر، فوافق الضباط على ذلك.
يقول محمد، خرجت من المتحف واتصلت بصديقى، وطلبت منه الحضور إلى فى التحرير، لأننى لا أملك جنيهاً واحداً للعودة إلى البيت، واستجاب صديقى، وفى التحرير تقابلا وجلسا على مقهى بالتحرير، يقول محمد: صديقى فتح الحديث معى قائلاً: أنا زعلان منك جداً علشان أنت صغرتنى وطلعتنى عيل قدام الناس، فقلت له: "واللهى أنت ابن حلال، بصراحة أنا فكرت فى الموضوع ولقيت أنها خبطة العمر، وأنا عاوز أشوف البضاعة، وبعون الله هجيب مشترى، فرد: يعنى أنت عندك خبرة فى المواضيع دى، فقلت له: "طبعا، أنا مشيت فى الموضوع ده أربع خمس مرات قبل كده، فرد: "بص يا محمد لو فى خطورة من الموضوع بلاش منه"، فقلت له: "بلاش منه إيه الموضوع مش تهريج، وبعدين هتعمل إيه بالآثار اللى معاك"، فقال: "يكش نكسرها"، فقلت له "تكسر إيه كسر دماغك.. أنت عارف التماثيل دى بكام"، وهنا أخرج تيلفونه المحمول واتصل بشخص أسمه "أحمد"، وقال له: أنا جاى فى الطريق مع محمد عبد الرحمن وجهز الحاجة علشان يشوفها"، وبعدها استقلا مترو الأنفاق من محطة أنور السادات حتى دار السلام.
فى شوارع دار السلام الجانبية تجول محمد وصديقه لمدة 45 دقيقة، كما قال محمد، الذى بدأ فى ملاحظة كل شىء حوله، يخرجان من حارة لأخرى، مشبهاً المكان بالزرايب، أو العشوائيات، وفى نهاية الجولة توقفا أمام منزل قديم مبنى بالطوب الأحمر، جلسا على "قهوة أمام البيت"، واتصل "ع"، بأحمد وقال له "إحنا وصلنا"، فأتى أحمد ومعه شخص آخر، سألهم محمد عن الآثار فرد أحمد الحاجة مش هنا، دى فى مصر القديمة عند واحد اسمه "عرفة" شريكنا وهو راجل "قتال قتله"، مسجل خطر وبلطجى درجة أولى، فقال محمد: "أنا مبتهددش، انتو هتخلصوا ولا هتلعبوا"، فقال أحمد: "لأ، بص إحنا هنروح نجيب الحاجة دلوقتى من مصر القديمة ونيجى"، وانصرف هو وصديقه، وبقى محمد وصديقه على "القهوة"، ثم عادوا بعد عشر دقائق فقط، وهنا يقول محمد: "تأكدت من وجود الآثار بدار السلام، لأن المسافة بينها 15 دقيقة على الأقل، يعنى 30 دقيقة ذهاباً وعودة، وعشر دقائق يحضر الآثار"، بينما أخذ هو 10 دقائق فقط".
دخل الأربعة البيت القديم الذى يقول محمد، إنه بيت مهجور مبنى بالطوب الأحمر، وبعد أن دخلوا قاموا بغلق الأبواب، وصعدوا حتى الطابق الثالث، وهنا جلسوا فى غرفة يؤكد محمد أنها نفس الغرفة التى تم تصوير الآثار فيها بالفيديو، وهنا تأكدت شكوك محمد بأن الآثار كانت موجودة فى دار السلام، بل إنها لم تخرج من هذا البيت أصلاً، لكن بقيت هذه الأفكار فى رأسه، كما شعر وقتها بالخوف من أن تقتله العصابة، ترك هذه الهواجس، ونظر لأحمد وصديقه عماد الذى أخرج الآثار من "شنطة قماش"، وكانت عبارة عن خمسة تماثيل من البرونز، وتمثال من الحجر الجيرى، ومجموعة من القلادات المقطوعة"، وهنا نظر محمد للآثار قائلاً: "عاوزين كام فى البيعة دى"، فقالوا: أنت اللى هتمن، فرد: "أنا عاوز 30 ألف جنيه ربط كلام، علشان أقولكم الحاجات دى أصلية ولا مزورة، وبياناتها كلها"، فقالوا "ماشى بس إحنا عاوزين 10 ملايين دولار"، فقال محمد "ماشى بس لازم أرجع للناس الكبيرة الأول"، فرد عماد بس لو وافقوا تيجوا تخدو الحاجة من دار السلام"، فرد محمد: "لا طبعا الناس دى لو دخلت دار السلام تفضحكم، لأنهم ناس من اللى بتشوفهم فى التليفزيون، أصلاً العربيات مش هتدخل من الحوارى المعفنة الضيقة دى"، فقال عماد: "أمال هنخلص فين؟، فقلت فى فندق مثلاً، فرد "لا إحنا نقعد فى نادى فى المعادى"، فقلت لهم: "طب تعالوا نشوفه".
خلف النادى مقهى أشبه بعشة، مفتوح من كل الجهات، وصلوا جميعا إليه وقالوا لمحمد: "إحنا هنخلص هنا"، فقال محمد "هدرس المكان وهرد عليكم"، وهنا تركهم وكانت الساعة التاسعة مساء، وتوجه مباشرة إلى شرطة الآثار بالمتحف المصرى، وأخبر الضباط بكل التفاصيل، وذهب صباح اليوم التالى إلى مكتب الشرطة، واتفقوا على وضع خطة، للقبض على اللصوص متلبسين، ويرويها محمد قائلا: اتصلت بهم وقلت لهم إن هناك شخصاً أمريكياً يريد شراء هذه الآثار، وسوف تتم الصفقة فى فندق سميراميس، مكان إقامة المشترى، وأن هناك سيارة ستأتى لتأخذهم من دار السلام للفندق، وبالفعل حجزت الشرطة جناح بالفندق، وأجرت سيارة فخمة جداً، وتم الاتفاق مع سائح أمريكى يدعى "تى جى"، على تمثيل دور "ريتشارد" تاجر الآثار الذى سيشترى بضاعتهم، والذى رحب بالتعاون مع الداخلية لعودة الآثار، وفى الفندق يتم القبض عليهم متلبسين بالآثار.
يوم، السبت، 12 مارس هو موعد تنفيذ الخطة، اتصل محمد صباحاً بصديقه، وقال له إن هناك مشترى أمريكى، وافق على الثمن المطلوب، وأنه سوف يمر عليهم فى دار السلام بالسيارة، ويتوجهوا جميعاً ومعهم الآثار إلى الفندق لإتمام الصفقة، وبالفعل ذهب محمد فوجد أحمد وعماد، وقالوا إنهم لم يأتوا بالآثار وهنا انفعل عليهم محمد قائلا: "هو كلام عيال يعنى، إيه التهريج ده، أنتو كده هتودونا فى داهية"، فرد عماد "إحنا عاوزين نتعرف على الراجل الأول"، وهنا أخرج محمد هاتفه واتصل بأحد ضباط الداخلية وحدثه بالإنجليزية، قائلاً: "مستر ريتشارد.. أنا جاى معايا عماد وأحمد بس مش معانا الآثار، هما عاوزين يتعرفوا عليك"، وتوجهوا جميعاً نحو الفندق الذى دخلوا إليه بسهولة دون تفتيش، حيث توجهوا بالسيارة إلى جراج الفندق، وصعدوا بالمصعد إلى الدور السابع عشر، ودخلوا الجناح، بعد تفتيشهم على بابه من حارس "ريتشارد"، والذى كان يلعب دوره ضابط بالداخلية، وهناك ظهرت معالم القلق على وجهى عماد وأحمد دون أن يعترفا بذلك، لكن فضحتهم أعينهم الزائغة فى المكان "حسبما وصف محمد"، وليطمئنهم محمد أخذهم فى جولة بالجناح، وهو يمثل أنه يتحدث إليهم، وقالوا له فى "البلكونة" التى تطل على النيل لو قبض علينا هنا نقوم بالقفز من هذه النافذة، ثم جلسوا للاتفاق مع "مستر ريتشارد"، وقد أكدوا لمحمد أنهم لا يفهمون الإنجليزية، فقال لهم محمد: "أنا عاوز التلت فى البيعة دى أو هبوظها"، فقالوا التلت مبلغ كبير قوى، فتمسك محمد بالمبلغ، فوافقوا ثم قال لهم: "أنا هطلع أحسن منكم أنتو عاوزين 10 ملايين دولار صح"، ثم توجه بكلامه لمستر ريتشارد وقال له بالإنجليزية "إحنا عاوزين 50 مليون دولار"، وهنا يقول محمد لاحظت الدهشة على وجوههم، وتأكدت من أنهم يفهمون الإنجليزية، فقال ريتشارد إنه سيفكر، وطلب منى عماد رؤية الـ"50 مليون دولار، وبطاقة الحارس الذى فتشهم على باب الجناح، فرد عليهم محمد قائلاً: "انتو عالم عرر وجرابيع وأنا غلطان إنى بكبركم، إنتو أول مرة تدخلوا فنادق وطبعاً مش عارفين أن الـ 50 مليون دولار مبلغ كبير جداً مستحيل يكون فى شنطة تحت السرير، وكمان عاوزين تشوفوا بطاقة الحارس اللى جاى من شيكاغو.. طبعاً مانتو مش عارفين شيكاغو ولا اللى بيجوا منها عاملين إزاى.. بس أنا اللى غلطان علشان اتعملت معاكم"، فتراجعوا عن الفكرة وخرجوا جميعا من الفندق، بعد أن أخبرهم محمد أن ريتشارد مسافر غداً إلى أمريكا، وأن هذه الصفقة يجب أن تتم اليوم، واتفقوا على أن يتقابلوا فى العاشرة مساء فى دار السلام، وتكون معهم الآثار لإتمام الصفقة.
مخاوف عديدة شغلت بال محمد، فشعر أنه غير مؤمن بالمرة، وسيطر على رأسه هاجس أنه عندما يذهب لإحضارهم فى هذا الوقت المتأخر من الليل أن يتم القبض عليه وحبسه فى البيت القديم كرهينة حتى تتم الصفقة، وهى المخاوف التى عبر عنها لضباط الداخلية، فأكدوا له أن حياته الأهم بالنسبة إليهم، وقالوا له اتصل بصديقك أخبره أنهم تأخروا جدا، وأن الرجل غضب ولن يتمم الصفقة، وذلك حتى تضع الداخلية خطة جديدة، وهو ما حدث بالفعل، بعدها وفى منتصف الليل دق هاتف محمد المحمول ووجد شخصاً يقول له: "أنا عرفة شريك عماد وأحمد، أنا سمعت عنك كتير وسعيد إنى هشتغل معاك، وإن شاء الله مش هتكون آخر مرة"، وأنا عاوز أعرض عليك عرضاً، أنت تيجى تاخد الآثار وتبعها بمعرفتك وتجيب لنا أى مبلغ إن شاله مليون من الخمسين"، فرد عليه محمد بحدة قائلا: "أنت كده بتهرج وفاكرنى عيل صغير، روح دور على عيل يخيل عليه كلامك، وأنا مش عاوز أعرفكم تانى، وخد بالك علشان أنت مش عارف أنا ورايا مين، وعاوز أقولك إن بيعتك أصلاً خسرانة، لأن كل الآثار اللى معاكم مسجلة ومعروفة ومن مصلحتكم أنى أخلصها بس دغرى من غير لف دوران، فكر فى كلامى كويس، مع السلامة".
لم يظهر أحد من العصابة منذ هذا اليوم، وكذلك لم يتصل محمد بهم، وفى الساعة الثانية ظهر، الأربعاء، 16 مارس، فوجئ محمد باتصال من أحمد يقول له "الحقنى يامحمد فى واحد اسمه طارق العوضى نشر على الإنترنت مواصفات البضاعة اللى معانا وفى حاجات إحنا مش لاقينها أصلاً"، فرد عليه محمد "طب أهدا وأنا هشوف الحكاية وهكلمك"، وقتها كان محمد بمكتب شرطة الآثار بالمتحف المصرى، "حيث كان يذهب محمد إلى هناك يومياً، ولم يكن يذهب لعمله بالآثار، فأخبر الضباط بما حدث، فقالوا له إن العملية يجب أن تنتهى اليوم، وطلبوا منه الاتصال بأحمد، ونفذ محمد ذلك، وأخبره أنه سينتظرهم أول شارع القصر العينى بسيارة، يأتون إليها ومعهم البضاعة ليتوجهوا إلى مبنى السفارة الأمريكية، حيث يعمل مستر ريتشارد لتتم الصفقة هناك، وقال له أيضا البضاعة اللى معاكم ريحتها طلعت ولو مخلصناش فيها النهاردة مش هنعرف نخلصها، لازم نبيعها قبل المشترى ما يعرف أن مواصفتها انتشرت، أجهزوا بيها وأول ما أكلمك تجيلى على طول فى المكان اللى هاقولك عليه"، وهنا يؤكد محمد أن تقرير المتحف المصرى الذى نشر يومها بعدد ومواصفات القطع المسروقة كان صدفة، خدمت العملية.
أحضر الضباط السيارة وتوجهت بمحمد إلى أول شارع القصر العينى، وهناك اتصل بأحمد، فقال له إنه سيحضر خلال ساعة، وانتظر محمد لمدة ساعة، وهنا يقول إنه عقد النية بالشهادة، إذا مات خلال هذه العملية، وجهز الضباط الخطة التى كانت كالآتى: "سيتوجه محمد ومعه أفراد العصابة إلى مبنى السفارة الأمريكية، بشارع سيمون بوليفار، وهناك ستقف السيارة تنتظر قدوم "ريتشارد" بسيارته لاستلام البضاعة، لكنه لن يأتى، فيقول لهم محمد إنه سيخرج من السيارة ليسأل عنه بالسفارة، ويفتعل مشكلة مع قوات الأمن بالسفارة، ويلقون القبض عليه، ثم يخرج كمين يقبض على أفراد العصابة ومعهم الآثار، وبهذا لا يشك أحدهم فى أن محمد هو الذى أوقعهم فى هذا الفخ، وبالفعل اتجه إلى شارع القصر العينى، كل من عماد وأحمد وعرفة الذى ظهر للمرة الأولى، وكانت معهم الآثار، وقد فحصها محمد جيداً حتى يطمئن على أنها لم تبدل، وعندما اطمأن وضعها تحت قدميه، واتصل بأحد الضباط وأخبره بالإنجليزية أنه قادم مع عرفة وعماد وأحمد ومعهم الآثار، ثم توجهوا جميعاً لميدان سيمون بوليفار، وهنا حدث ما لم يتوقعه محمد.
فوجئ محمد بمجرد وصوله لشارع السفارة الأمريكية بكمين شرطة، فطمأن أفراد العصابة قائلاً لهم إنها شرطة المرور، ودخلوا الميدان، وبمجرد دخولهم أغلقت الشرطة الميدان، ووقفت السيارة أمام باب دبابة تابعة للقوات المسلحة، وهنا ارتبك عماد وعرفة وأحمد، وقالوا إنهم سيخرجون من السيارة لشراء سجائر، فوافقهم محمد حتى لا يتملكهم الشك، وبمجرد فتح أبواب السيارة هجمت عليهم قوات الداخلية والقوات المسلحة، وألقوا القبض عليهم جميعا بما فيهم محمد، وأخذوا شنطة الآثار دون أن يفتحوها، وهنا يؤكد محمد أن من ألقوا القبض عليهم لم يتم إخبارهم بالخطة، ولم يكونوا على علم بأنه واحد منهم، فيقول تم التعامل معى كأنى مجرم، وكلما حاولت شرح موقفى ينهرنى الضباط، وفقدت بعض متعلقاتى وهى "الموبايل والساعة والنظارة"، وبعد ذلك تم وضعنا فى سيارة وتوجهنا إلى المتحف المصرى، وجلسنا أمام بواباته الرئيسية، وبمجرد وصولنا هناك قال لى أحمد: "متشكرين يا محمد"، وهناك خرج الضباط الذين اتفق معهم محمد على الخطة، لكنهم لم يستطيعوا فعل شىء خوفاً من فضح أمر محمد أمام أفراد العصابة، فقال أحدهم وهو يشاور على محمد: "خلى ده على جنب"، فأدخلوه إلى مبنى المتحف المصرى، ثم توجهوا به إلى مكتب شرطة الآثار، ويقول محمد هناك فوجئت بمعاملة مختلفة من الضباط، حيث تعاملوا معى بمنتهى الإهمال، وعندما قلت لهم إنى فقدت أشيائى لم يهتموا، فأخبرتهم أنى أريد الخروج، فأخروجنى إلى حديقة المتحف، وقال أحدهم لا تخرج الآن حتى لا تستفز مشاعر العصابة، بعدها أعلنت الشرطة عن عودة بعض القطع الأثرية، وتمكنهم من القبض على أفراد العصابة، وبقى محمد فى المتحف ساعات، قائلاً: فجأة لم أجد شخصاً بالمتحف سوى قوات الصاعقة، فسألتهم عن العصابة قالوا إنهم ذهبوا للنيابة، سألتهم عن شرطة الآثار، قالوا إنهم أغلقوا المكتب وانصرفو، فطلبت الخروج من المتحف، وخرجت فلم أجد مخلوقاً فى ميدان التحرير، نزلت إلى المترو، فوجدته مغلقاً، خرجت منه لأمشى فى الشارع، فسمعت صوت من بعيد "اقبضوا عليه"، قبضوا عليا ورجعت تانى على المتحف، فقالوا لى أنت مش كنت لسه هنا، فقلت لهم حكاياتى فتركونى، وروحت نمت بهدومى من التعب، وفى الصباح أيقظتنى أمى وهى تقول لى قوم شوف تعبك، رئيس مجلس الوزراء بيكرم وزير الداخلية والضباط على مجهودهم فى عودة الآثار المسروقة.
محمد الآن مهدد بالقتل من أهل المقبوض عليهم، ويعيش مع والدته فى بيت أحد معارفهم، وأخوته يومياً يوجهون له اللوم والتأنيب على ما فعل، لأنه من وجهة نظرهم عرض حياتهم جميعا وأولهم أمه للخطر، طلب من ضباط الداخلية الذين عمل معهم حمايته، فسألوه كيف؟ توجه لرئيس قطاع الآثار المصرية بالمجلس الأعلى للآثار، وطلب منه الحماية فقال له: إن المجلس لن يستطيع حمايته، عاد لضباط الداخلية وطلب منهم إعطاءه ترخيص سلاح، فقالوا له اكتب طلب ترخيص سنوافق عليه، لكن لن نستطيع توفير سلاح، وستقوم بشرائه من أموالك الخاصة.
الأحد، 27 مارس 2011 - 00:07
عودة الآثار المسروقة للمتحف عودة الآثار المسروقة للمتحف
كتبت دينا عبد العليم
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"قوم يا محمد شوف تعبك ومجهودك.. اصحى من النوم وشوف مصر بتكرمك إزاى.. وشوف بهدلتنا إزاى معاك"، هكذا صاحت والدة "محمد عبد الرحمن مفتش الآثار الذى يبلغ من العمر (25 عاماً) صباح، الخميس، الموافق 17 مارس عندما فتحت التليفزيون، ورأت وقائع زيارة الدكتور عصام شرف لوزارة الداخلية، ليكرم ضباط الوزارة على الجهد الذى بذلوه لإرجاع الآثار المنهوبة من المتحف المصرى، كاد محمد أن يبكى حينما رأى الضباط وهم يكرمون ويصافحون رئيس الوزراء، بينما يقيم هو هارباً مع والدته فى شقة أحد أصدقائه، بعد تهديده بالقتل من أهالى أفراد العصابة التى كاد أن يموت فى سبيل استعادة ما سرقته من آثار المتحف المصرى فى ليل جمعة الغضب.
أربعة عشر يوماً عاشها محمد فى حالة كبيرة من الرعب، والخوف والتأمل، عشرات الأسئلة تدور برأسه، مصير أمه وأخوته، ماذا سيحدث فى الأيام المقبلة، هل سيكتشف أفراد العصابة حقيقته فيقتلونه، أم سينجح فى استعادة الآثار ليشعر بالفخر طوال حياته، حكاية طويلة ينفرد "اليوم السابع" بنشرها، وهذه هى التفاصيل..
البداية كانت فى اتصال تليفونى أجراه محمد بأحد أصدقائه ليخبره بأن إحدى المصالح الحكومية أعلنت عن وظائف خالية، فقال له زميله: "أنا عاوزك فى مصلحة، لو تمت هيبقى فيها خير كتير قوى"، ثم أخرج تيلفونه المحمول وقام بتشغيل "فيديو" كان فى الفيديو مجموعة آثار مكونة من تماثيل أثرية وتمائم وقلادات، يقول محمد: سألته من أين حصلت على هذا الفيديو، فقال: "الحاجات دى موجودة عندى، وعاوزين نتصرف فيها"، فقلت له، مشككاً فى كلامه، إن هذه الآثار مستنسخة وغير أصلية، فرد: مقلدة مين يا راجل يا طيب دى الحاجات اللى كانت فى المتحف المصرى"، قلت له: نعم!! فقال: عارفها كويس، فقلت بالطبع، فقال: "دى حاجات منها، وعاوزين نشوف لها صرفة، فقلت له حرام عليك إحنا لازم نحافظ على آثار بلدنا، فرد: خلاص كبر دماغك، ثم طلبت منه أن يرسل الفيديو لى "بالبلوتوث"، ففعل، وتركنى وانصرف.
بعدها بأيام كان محمد خارجاً من مقر المجلس الأعلى للآثار بالعباسية مع الدكتور رمضان البدرى، مدير إدارة التوثيق الأثرى، فى طريقهما إلى مبنى المجلس الرئيسى بالزمالك، فأطلع محمد البدرى على موضوع الآثار المسروقة، وقال له إنه من الممكن أن يعيدها إلى المتحف، فاقترح عليه البدرى أن يذهبا إلى طارق العوضى مدير المتحف المصرى ليعرضا عليه الأمر.
وصل محمد عبد الرحمن ورمضان البدرى لمكتب العوضى بالمتحف المصرى وأخبروه بالأمر، وشاهدوا الفيديو، وطابقوا القطع الظاهرة بالفيديو مع بيانات وصور القطع المسروقة، فتأكدوا أنها متطابقة لقطع منها، فتوجهوا جميعا إلى مكتب شرطة الآثار الملحق بالمتحف، وأبلغوا قيادات الشرطة بالأمر، وهنا دار الحوار بين محمد وبين أفراد الشرطة، فسأله أحدهم باستهتار "عاوز كام علشان ترجع الآثار دى؟"، فرد محمد بشدة حسبما قال: "أنا مفتش آثار مش تاجر وعاوز أرجع الآثار دى، ومش عاوز منكم حاجة غير أنكم تساعدونى فى كشف العصابة والقبض عليهم، وتأمنونى"، فقال الضابط: أنت زعلت ليه أنا مش قصدى، بس من كام يوم اتصلوا بينا ناس وقالوا عندهم معلومات عن الآثار وعاوزين فلوس علشان يساعدونا بالمعلومات"، فسألنى: "هى الحاجات دى أصلية، فقلت له "ايوه"، فسأل العوضى: "القطع دى مطابقة للقطع المسروقة من المتحف فقال "ايوه"، فقال أحد الضباط، هات صحبك هنا، فاختلف معه آخر، وقال له: "لأ إحنا لازم نعمل خطة، أنت عندك استعداد تغامر، فقلت لهم: "نعم"، فقال: "أنت هتفهم صحبك أنك فكرت وقررت أنك تمشى فى الموضوع ده"، ويقول محمد هنا بدأ الضباط فى وصف شخصية تجار الآثار "يتحدثون بهذه الطريقة، جشعون لأبعد مدى، همهم الأول هو الدولار، استغلاليين، يطالبون بنسبة قدرها كذا"، ثم طلبوا منى الاتصال بصديقى وأطلب رؤيته حالاً فى التحرير، وعندما يأتى أخبره بأننى فكرت فى الموضوع، وقررت الدخول فى الصفقة، وأريد رؤية الآثار، للبحث عن مشترى، يقول محمد وافقت لكن بشرط، وهو عدم ذكر اسمى فى أى محضر رسمى، وأن نضع خطة أكون فيها بعيداً تماماً عن هذا الأمر، حتى لا يعرف اللصوص أنى ساعدت فى القبض عليهم، وتصبح حياتى فى خطر، فوافق الضباط على ذلك.
يقول محمد، خرجت من المتحف واتصلت بصديقى، وطلبت منه الحضور إلى فى التحرير، لأننى لا أملك جنيهاً واحداً للعودة إلى البيت، واستجاب صديقى، وفى التحرير تقابلا وجلسا على مقهى بالتحرير، يقول محمد: صديقى فتح الحديث معى قائلاً: أنا زعلان منك جداً علشان أنت صغرتنى وطلعتنى عيل قدام الناس، فقلت له: "واللهى أنت ابن حلال، بصراحة أنا فكرت فى الموضوع ولقيت أنها خبطة العمر، وأنا عاوز أشوف البضاعة، وبعون الله هجيب مشترى، فرد: يعنى أنت عندك خبرة فى المواضيع دى، فقلت له: "طبعا، أنا مشيت فى الموضوع ده أربع خمس مرات قبل كده، فرد: "بص يا محمد لو فى خطورة من الموضوع بلاش منه"، فقلت له: "بلاش منه إيه الموضوع مش تهريج، وبعدين هتعمل إيه بالآثار اللى معاك"، فقال: "يكش نكسرها"، فقلت له "تكسر إيه كسر دماغك.. أنت عارف التماثيل دى بكام"، وهنا أخرج تيلفونه المحمول واتصل بشخص أسمه "أحمد"، وقال له: أنا جاى فى الطريق مع محمد عبد الرحمن وجهز الحاجة علشان يشوفها"، وبعدها استقلا مترو الأنفاق من محطة أنور السادات حتى دار السلام.
فى شوارع دار السلام الجانبية تجول محمد وصديقه لمدة 45 دقيقة، كما قال محمد، الذى بدأ فى ملاحظة كل شىء حوله، يخرجان من حارة لأخرى، مشبهاً المكان بالزرايب، أو العشوائيات، وفى نهاية الجولة توقفا أمام منزل قديم مبنى بالطوب الأحمر، جلسا على "قهوة أمام البيت"، واتصل "ع"، بأحمد وقال له "إحنا وصلنا"، فأتى أحمد ومعه شخص آخر، سألهم محمد عن الآثار فرد أحمد الحاجة مش هنا، دى فى مصر القديمة عند واحد اسمه "عرفة" شريكنا وهو راجل "قتال قتله"، مسجل خطر وبلطجى درجة أولى، فقال محمد: "أنا مبتهددش، انتو هتخلصوا ولا هتلعبوا"، فقال أحمد: "لأ، بص إحنا هنروح نجيب الحاجة دلوقتى من مصر القديمة ونيجى"، وانصرف هو وصديقه، وبقى محمد وصديقه على "القهوة"، ثم عادوا بعد عشر دقائق فقط، وهنا يقول محمد: "تأكدت من وجود الآثار بدار السلام، لأن المسافة بينها 15 دقيقة على الأقل، يعنى 30 دقيقة ذهاباً وعودة، وعشر دقائق يحضر الآثار"، بينما أخذ هو 10 دقائق فقط".
دخل الأربعة البيت القديم الذى يقول محمد، إنه بيت مهجور مبنى بالطوب الأحمر، وبعد أن دخلوا قاموا بغلق الأبواب، وصعدوا حتى الطابق الثالث، وهنا جلسوا فى غرفة يؤكد محمد أنها نفس الغرفة التى تم تصوير الآثار فيها بالفيديو، وهنا تأكدت شكوك محمد بأن الآثار كانت موجودة فى دار السلام، بل إنها لم تخرج من هذا البيت أصلاً، لكن بقيت هذه الأفكار فى رأسه، كما شعر وقتها بالخوف من أن تقتله العصابة، ترك هذه الهواجس، ونظر لأحمد وصديقه عماد الذى أخرج الآثار من "شنطة قماش"، وكانت عبارة عن خمسة تماثيل من البرونز، وتمثال من الحجر الجيرى، ومجموعة من القلادات المقطوعة"، وهنا نظر محمد للآثار قائلاً: "عاوزين كام فى البيعة دى"، فقالوا: أنت اللى هتمن، فرد: "أنا عاوز 30 ألف جنيه ربط كلام، علشان أقولكم الحاجات دى أصلية ولا مزورة، وبياناتها كلها"، فقالوا "ماشى بس إحنا عاوزين 10 ملايين دولار"، فقال محمد "ماشى بس لازم أرجع للناس الكبيرة الأول"، فرد عماد بس لو وافقوا تيجوا تخدو الحاجة من دار السلام"، فرد محمد: "لا طبعا الناس دى لو دخلت دار السلام تفضحكم، لأنهم ناس من اللى بتشوفهم فى التليفزيون، أصلاً العربيات مش هتدخل من الحوارى المعفنة الضيقة دى"، فقال عماد: "أمال هنخلص فين؟، فقلت فى فندق مثلاً، فرد "لا إحنا نقعد فى نادى فى المعادى"، فقلت لهم: "طب تعالوا نشوفه".
خلف النادى مقهى أشبه بعشة، مفتوح من كل الجهات، وصلوا جميعا إليه وقالوا لمحمد: "إحنا هنخلص هنا"، فقال محمد "هدرس المكان وهرد عليكم"، وهنا تركهم وكانت الساعة التاسعة مساء، وتوجه مباشرة إلى شرطة الآثار بالمتحف المصرى، وأخبر الضباط بكل التفاصيل، وذهب صباح اليوم التالى إلى مكتب الشرطة، واتفقوا على وضع خطة، للقبض على اللصوص متلبسين، ويرويها محمد قائلا: اتصلت بهم وقلت لهم إن هناك شخصاً أمريكياً يريد شراء هذه الآثار، وسوف تتم الصفقة فى فندق سميراميس، مكان إقامة المشترى، وأن هناك سيارة ستأتى لتأخذهم من دار السلام للفندق، وبالفعل حجزت الشرطة جناح بالفندق، وأجرت سيارة فخمة جداً، وتم الاتفاق مع سائح أمريكى يدعى "تى جى"، على تمثيل دور "ريتشارد" تاجر الآثار الذى سيشترى بضاعتهم، والذى رحب بالتعاون مع الداخلية لعودة الآثار، وفى الفندق يتم القبض عليهم متلبسين بالآثار.
يوم، السبت، 12 مارس هو موعد تنفيذ الخطة، اتصل محمد صباحاً بصديقه، وقال له إن هناك مشترى أمريكى، وافق على الثمن المطلوب، وأنه سوف يمر عليهم فى دار السلام بالسيارة، ويتوجهوا جميعاً ومعهم الآثار إلى الفندق لإتمام الصفقة، وبالفعل ذهب محمد فوجد أحمد وعماد، وقالوا إنهم لم يأتوا بالآثار وهنا انفعل عليهم محمد قائلا: "هو كلام عيال يعنى، إيه التهريج ده، أنتو كده هتودونا فى داهية"، فرد عماد "إحنا عاوزين نتعرف على الراجل الأول"، وهنا أخرج محمد هاتفه واتصل بأحد ضباط الداخلية وحدثه بالإنجليزية، قائلاً: "مستر ريتشارد.. أنا جاى معايا عماد وأحمد بس مش معانا الآثار، هما عاوزين يتعرفوا عليك"، وتوجهوا جميعاً نحو الفندق الذى دخلوا إليه بسهولة دون تفتيش، حيث توجهوا بالسيارة إلى جراج الفندق، وصعدوا بالمصعد إلى الدور السابع عشر، ودخلوا الجناح، بعد تفتيشهم على بابه من حارس "ريتشارد"، والذى كان يلعب دوره ضابط بالداخلية، وهناك ظهرت معالم القلق على وجهى عماد وأحمد دون أن يعترفا بذلك، لكن فضحتهم أعينهم الزائغة فى المكان "حسبما وصف محمد"، وليطمئنهم محمد أخذهم فى جولة بالجناح، وهو يمثل أنه يتحدث إليهم، وقالوا له فى "البلكونة" التى تطل على النيل لو قبض علينا هنا نقوم بالقفز من هذه النافذة، ثم جلسوا للاتفاق مع "مستر ريتشارد"، وقد أكدوا لمحمد أنهم لا يفهمون الإنجليزية، فقال لهم محمد: "أنا عاوز التلت فى البيعة دى أو هبوظها"، فقالوا التلت مبلغ كبير قوى، فتمسك محمد بالمبلغ، فوافقوا ثم قال لهم: "أنا هطلع أحسن منكم أنتو عاوزين 10 ملايين دولار صح"، ثم توجه بكلامه لمستر ريتشارد وقال له بالإنجليزية "إحنا عاوزين 50 مليون دولار"، وهنا يقول محمد لاحظت الدهشة على وجوههم، وتأكدت من أنهم يفهمون الإنجليزية، فقال ريتشارد إنه سيفكر، وطلب منى عماد رؤية الـ"50 مليون دولار، وبطاقة الحارس الذى فتشهم على باب الجناح، فرد عليهم محمد قائلاً: "انتو عالم عرر وجرابيع وأنا غلطان إنى بكبركم، إنتو أول مرة تدخلوا فنادق وطبعاً مش عارفين أن الـ 50 مليون دولار مبلغ كبير جداً مستحيل يكون فى شنطة تحت السرير، وكمان عاوزين تشوفوا بطاقة الحارس اللى جاى من شيكاغو.. طبعاً مانتو مش عارفين شيكاغو ولا اللى بيجوا منها عاملين إزاى.. بس أنا اللى غلطان علشان اتعملت معاكم"، فتراجعوا عن الفكرة وخرجوا جميعا من الفندق، بعد أن أخبرهم محمد أن ريتشارد مسافر غداً إلى أمريكا، وأن هذه الصفقة يجب أن تتم اليوم، واتفقوا على أن يتقابلوا فى العاشرة مساء فى دار السلام، وتكون معهم الآثار لإتمام الصفقة.
مخاوف عديدة شغلت بال محمد، فشعر أنه غير مؤمن بالمرة، وسيطر على رأسه هاجس أنه عندما يذهب لإحضارهم فى هذا الوقت المتأخر من الليل أن يتم القبض عليه وحبسه فى البيت القديم كرهينة حتى تتم الصفقة، وهى المخاوف التى عبر عنها لضباط الداخلية، فأكدوا له أن حياته الأهم بالنسبة إليهم، وقالوا له اتصل بصديقك أخبره أنهم تأخروا جدا، وأن الرجل غضب ولن يتمم الصفقة، وذلك حتى تضع الداخلية خطة جديدة، وهو ما حدث بالفعل، بعدها وفى منتصف الليل دق هاتف محمد المحمول ووجد شخصاً يقول له: "أنا عرفة شريك عماد وأحمد، أنا سمعت عنك كتير وسعيد إنى هشتغل معاك، وإن شاء الله مش هتكون آخر مرة"، وأنا عاوز أعرض عليك عرضاً، أنت تيجى تاخد الآثار وتبعها بمعرفتك وتجيب لنا أى مبلغ إن شاله مليون من الخمسين"، فرد عليه محمد بحدة قائلا: "أنت كده بتهرج وفاكرنى عيل صغير، روح دور على عيل يخيل عليه كلامك، وأنا مش عاوز أعرفكم تانى، وخد بالك علشان أنت مش عارف أنا ورايا مين، وعاوز أقولك إن بيعتك أصلاً خسرانة، لأن كل الآثار اللى معاكم مسجلة ومعروفة ومن مصلحتكم أنى أخلصها بس دغرى من غير لف دوران، فكر فى كلامى كويس، مع السلامة".
لم يظهر أحد من العصابة منذ هذا اليوم، وكذلك لم يتصل محمد بهم، وفى الساعة الثانية ظهر، الأربعاء، 16 مارس، فوجئ محمد باتصال من أحمد يقول له "الحقنى يامحمد فى واحد اسمه طارق العوضى نشر على الإنترنت مواصفات البضاعة اللى معانا وفى حاجات إحنا مش لاقينها أصلاً"، فرد عليه محمد "طب أهدا وأنا هشوف الحكاية وهكلمك"، وقتها كان محمد بمكتب شرطة الآثار بالمتحف المصرى، "حيث كان يذهب محمد إلى هناك يومياً، ولم يكن يذهب لعمله بالآثار، فأخبر الضباط بما حدث، فقالوا له إن العملية يجب أن تنتهى اليوم، وطلبوا منه الاتصال بأحمد، ونفذ محمد ذلك، وأخبره أنه سينتظرهم أول شارع القصر العينى بسيارة، يأتون إليها ومعهم البضاعة ليتوجهوا إلى مبنى السفارة الأمريكية، حيث يعمل مستر ريتشارد لتتم الصفقة هناك، وقال له أيضا البضاعة اللى معاكم ريحتها طلعت ولو مخلصناش فيها النهاردة مش هنعرف نخلصها، لازم نبيعها قبل المشترى ما يعرف أن مواصفتها انتشرت، أجهزوا بيها وأول ما أكلمك تجيلى على طول فى المكان اللى هاقولك عليه"، وهنا يؤكد محمد أن تقرير المتحف المصرى الذى نشر يومها بعدد ومواصفات القطع المسروقة كان صدفة، خدمت العملية.
أحضر الضباط السيارة وتوجهت بمحمد إلى أول شارع القصر العينى، وهناك اتصل بأحمد، فقال له إنه سيحضر خلال ساعة، وانتظر محمد لمدة ساعة، وهنا يقول إنه عقد النية بالشهادة، إذا مات خلال هذه العملية، وجهز الضباط الخطة التى كانت كالآتى: "سيتوجه محمد ومعه أفراد العصابة إلى مبنى السفارة الأمريكية، بشارع سيمون بوليفار، وهناك ستقف السيارة تنتظر قدوم "ريتشارد" بسيارته لاستلام البضاعة، لكنه لن يأتى، فيقول لهم محمد إنه سيخرج من السيارة ليسأل عنه بالسفارة، ويفتعل مشكلة مع قوات الأمن بالسفارة، ويلقون القبض عليه، ثم يخرج كمين يقبض على أفراد العصابة ومعهم الآثار، وبهذا لا يشك أحدهم فى أن محمد هو الذى أوقعهم فى هذا الفخ، وبالفعل اتجه إلى شارع القصر العينى، كل من عماد وأحمد وعرفة الذى ظهر للمرة الأولى، وكانت معهم الآثار، وقد فحصها محمد جيداً حتى يطمئن على أنها لم تبدل، وعندما اطمأن وضعها تحت قدميه، واتصل بأحد الضباط وأخبره بالإنجليزية أنه قادم مع عرفة وعماد وأحمد ومعهم الآثار، ثم توجهوا جميعاً لميدان سيمون بوليفار، وهنا حدث ما لم يتوقعه محمد.
فوجئ محمد بمجرد وصوله لشارع السفارة الأمريكية بكمين شرطة، فطمأن أفراد العصابة قائلاً لهم إنها شرطة المرور، ودخلوا الميدان، وبمجرد دخولهم أغلقت الشرطة الميدان، ووقفت السيارة أمام باب دبابة تابعة للقوات المسلحة، وهنا ارتبك عماد وعرفة وأحمد، وقالوا إنهم سيخرجون من السيارة لشراء سجائر، فوافقهم محمد حتى لا يتملكهم الشك، وبمجرد فتح أبواب السيارة هجمت عليهم قوات الداخلية والقوات المسلحة، وألقوا القبض عليهم جميعا بما فيهم محمد، وأخذوا شنطة الآثار دون أن يفتحوها، وهنا يؤكد محمد أن من ألقوا القبض عليهم لم يتم إخبارهم بالخطة، ولم يكونوا على علم بأنه واحد منهم، فيقول تم التعامل معى كأنى مجرم، وكلما حاولت شرح موقفى ينهرنى الضباط، وفقدت بعض متعلقاتى وهى "الموبايل والساعة والنظارة"، وبعد ذلك تم وضعنا فى سيارة وتوجهنا إلى المتحف المصرى، وجلسنا أمام بواباته الرئيسية، وبمجرد وصولنا هناك قال لى أحمد: "متشكرين يا محمد"، وهناك خرج الضباط الذين اتفق معهم محمد على الخطة، لكنهم لم يستطيعوا فعل شىء خوفاً من فضح أمر محمد أمام أفراد العصابة، فقال أحدهم وهو يشاور على محمد: "خلى ده على جنب"، فأدخلوه إلى مبنى المتحف المصرى، ثم توجهوا به إلى مكتب شرطة الآثار، ويقول محمد هناك فوجئت بمعاملة مختلفة من الضباط، حيث تعاملوا معى بمنتهى الإهمال، وعندما قلت لهم إنى فقدت أشيائى لم يهتموا، فأخبرتهم أنى أريد الخروج، فأخروجنى إلى حديقة المتحف، وقال أحدهم لا تخرج الآن حتى لا تستفز مشاعر العصابة، بعدها أعلنت الشرطة عن عودة بعض القطع الأثرية، وتمكنهم من القبض على أفراد العصابة، وبقى محمد فى المتحف ساعات، قائلاً: فجأة لم أجد شخصاً بالمتحف سوى قوات الصاعقة، فسألتهم عن العصابة قالوا إنهم ذهبوا للنيابة، سألتهم عن شرطة الآثار، قالوا إنهم أغلقوا المكتب وانصرفو، فطلبت الخروج من المتحف، وخرجت فلم أجد مخلوقاً فى ميدان التحرير، نزلت إلى المترو، فوجدته مغلقاً، خرجت منه لأمشى فى الشارع، فسمعت صوت من بعيد "اقبضوا عليه"، قبضوا عليا ورجعت تانى على المتحف، فقالوا لى أنت مش كنت لسه هنا، فقلت لهم حكاياتى فتركونى، وروحت نمت بهدومى من التعب، وفى الصباح أيقظتنى أمى وهى تقول لى قوم شوف تعبك، رئيس مجلس الوزراء بيكرم وزير الداخلية والضباط على مجهودهم فى عودة الآثار المسروقة.
محمد الآن مهدد بالقتل من أهل المقبوض عليهم، ويعيش مع والدته فى بيت أحد معارفهم، وأخوته يومياً يوجهون له اللوم والتأنيب على ما فعل، لأنه من وجهة نظرهم عرض حياتهم جميعا وأولهم أمه للخطر، طلب من ضباط الداخلية الذين عمل معهم حمايته، فسألوه كيف؟ توجه لرئيس قطاع الآثار المصرية بالمجلس الأعلى للآثار، وطلب منه الحماية فقال له: إن المجلس لن يستطيع حمايته، عاد لضباط الداخلية وطلب منهم إعطاءه ترخيص سلاح، فقالوا له اكتب طلب ترخيص سنوافق عليه، لكن لن نستطيع توفير سلاح، وستقوم بشرائه من أموالك الخاصة.
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