Nationalité française: acquisition plus difficile, maintien du droit du sol
- Publié le 28/12/2011 à 11:39 - Modifié le 28/12/2011 à 11:40
La France accorde chaque année sa nationalité à plus de 100.000 étrangers, des Maghrébins pour la grande majorité d'entre eux, suivis des Turc et des Russes.
Sous l'impulsion de son ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, la France a durci les conditions d'acquisition de sa nationalité en 2011 sans aller jusqu'à suivre la droite populaire sur la réforme du droit du sol et la suppression de la double nationalité.
A partir du 1er janvier, tout étranger aspirant à acquérir la nationalité française devra justifier d'un niveau de maîtrise du français équivalent à la 3e des collèges, avoir une connaissance minimale de la culture et de l'Histoire de la France et signer une charte "des droits et de devoirs du citoyen".
La France accorde chaque année sa nationalité à plus de 100.000 étrangers, des Maghrébins pour la grande majorité d'entre eux, suivis des Turc et des Russes.
Les nouvelles conditions ont été décidées au cours d'une année 2011 qui aura été marquée par de vifs débats sur l'islam et l'immigration, le ministre de l'Intérieur évoquant des difficultés d'intégration des étrangers et se fixant pour la première fois un objectif de réduction de l'immigration régulière.
Une fois le niveau de français et de culture contrôlé lors d'un entretien d'assimilation, l'étranger sera appelé à signer une "charte des droits et devoirs du citoyen français".
Le document, élaboré par le Haut Conseil à l'Intégration (HCI), insiste particulièrement sur le respect de la laïcité et de l'égalité entre les hommes et les femmes.
Des dispositions qui visent clairement les musulmans alors que la France a été amenée à légiférer sur le port du voile intégral dans l'espace public et à interdire les prières dans les rues.
"Vous souhaitez devenir Français. C'est une décision importante et réfléchie. Devenir Français n'est pas une simple démarche administrative. Acquérir la nationalité française est une décision qui vous engage et, au-delà de vous, engage vos descendants", souligne la charte instaurée par la loi du 16 juin 2011 sur l'immigration et l'intégration.
"En devenant Français, vous ne pourrez plus vous réclamer d'une autre nationalité", insiste la charte qui rappelle les principes, valeurs et symboles de la République française.
Claude Guéant qui plaide pour une "assimilation" par "la langue et par l'adhésion aux valeurs essentielles de notre démocratie" a répété que la signature du document, "est un moment de solennité entre la nation accueillante et la personne accueillie".
En cas de victoire de la droite en 2012, un tour de vis supplémentaire est possible. L'UMP s'est en effet prononcée pour un retour à la loi Pasqua de 1993 sur l'acquisition de la nationalité.
Actuellement, en vertu du droit du sol, tout enfant né en France de parents étrangers devient, sauf refus de sa part, automatiquement français à sa majorité s'il vit en France ou a vécu en France pendant cinq ans depuis ses 11 ans. Quelque 3.000 jeunes Français sont concernés chaque année par cette automaticité.
Désormais, un jeune devrait, à 18 ans, "en faire la demande" écrite, préconise le parti majoritaire parmi les 15 propositions de son "atelier" sur "La Nation dans la mondialisation", destinées à alimenter le projet pour 2012 du futur candidat Nicolas Sarkozy.
La démarche d'acquisition de la nationalité serait couplée à "une cérémonie d'entrée dans la vie citoyenne", en mairie, qui concernerait, elle, tous les Français atteignant l'âge de 18 ans.
Le député Claude Goasguen, auteur d'un rapport parlementaire sur la nationalité, veut exclure des demandes d'acquisition les enfants d'étrangers entrés en France de façon illégale car, selon lui, il y a "trop" de "naturalisations".
Figure de l'aile droite de l'UMP, M. Goasguen a aussi demandé la suppression de la double nationalité, une revendication également portée par la présidente du Front national, Marine Le Pen. Il n'a pas été suivi par son parti sur ce terrain
source le point
lundi 9 janvier 2012
Mohamed Bouazizi personnalité de l'année pour le journal britannique Times
Mohamed Bouazizi personnalité de l'année pour le journal britannique Times
Le Tunisien Mohamed Bouazizi, qui s'était immolé par le feu fin 2010 et dont le geste désespéré avait déclenché la révolution en Tunisie et in fine le "printemps arabe", a été nommé "personnalité de l'année" par le quotidien britannique Times mercredi. ( © AFP Fethi Belaid)
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LONDRES (AFP) - Le Tunisien Mohamed Bouazizi, qui s'était immolé par le feu fin 2010 et dont le geste désespéré avait déclenché la révolution en Tunisie et in fine le "printemps arabe", a été nommé "personnalité de l'année" par le quotidien britannique Times mercredi.
"L'humble marchand de fruits dont le combat pour la justice a fait l'Histoire", titre le journal.
Mohamed Bouazizi a "provoqué la révolte dans le monde arabe", notamment en Egypte et en Libye, poursuit-il.
"Le courage d'une homme a inspiré les masses opprimées du monde arabe pour qu'elles demandent le droit de choisir leur destin", ajoute le quotidien proche des conservateurs britanniques.
Mohamed Bouazizi "n'avait pas pour objectif de changer le monde (...) mais les événements déterminants de cette année ont eu lieu à cause du courage d'un nombre incalculable de personnes face à la tyrannie. Mohamed Bouazizi était l'une d'elles", conclut l'éditorial du Times.
Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'est immolé par le feu le 17 décembre devant les bureaux du gouverneur de Sidi Bouzid (centre de la Tunisie) pour protester contre les multiples saisies musclées par la police des denrées qu'il vendait sans permis pour faire vivre les siens. Il a succombé à ses blessures début janvier 2011.
Son geste désespéré a déclenché un large mouvement populaire qui a mené à la chute du régime tunisien de Zine El Abidine Ben Ali et aux premières élections du "printemps arabe", le 23 octobre en Tunisie.
source libé
© 2011 AFP
Le Tunisien Mohamed Bouazizi, qui s'était immolé par le feu fin 2010 et dont le geste désespéré avait déclenché la révolution en Tunisie et in fine le "printemps arabe", a été nommé "personnalité de l'année" par le quotidien britannique Times mercredi. ( © AFP Fethi Belaid)
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LONDRES (AFP) - Le Tunisien Mohamed Bouazizi, qui s'était immolé par le feu fin 2010 et dont le geste désespéré avait déclenché la révolution en Tunisie et in fine le "printemps arabe", a été nommé "personnalité de l'année" par le quotidien britannique Times mercredi.
"L'humble marchand de fruits dont le combat pour la justice a fait l'Histoire", titre le journal.
Mohamed Bouazizi a "provoqué la révolte dans le monde arabe", notamment en Egypte et en Libye, poursuit-il.
"Le courage d'une homme a inspiré les masses opprimées du monde arabe pour qu'elles demandent le droit de choisir leur destin", ajoute le quotidien proche des conservateurs britanniques.
Mohamed Bouazizi "n'avait pas pour objectif de changer le monde (...) mais les événements déterminants de cette année ont eu lieu à cause du courage d'un nombre incalculable de personnes face à la tyrannie. Mohamed Bouazizi était l'une d'elles", conclut l'éditorial du Times.
Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'est immolé par le feu le 17 décembre devant les bureaux du gouverneur de Sidi Bouzid (centre de la Tunisie) pour protester contre les multiples saisies musclées par la police des denrées qu'il vendait sans permis pour faire vivre les siens. Il a succombé à ses blessures début janvier 2011.
Son geste désespéré a déclenché un large mouvement populaire qui a mené à la chute du régime tunisien de Zine El Abidine Ben Ali et aux premières élections du "printemps arabe", le 23 octobre en Tunisie.
source libé
© 2011 AFP
Le printemps arabe va-t-il se retourner contre les femmes ?
Le printemps arabe va-t-il se retourner contre les femmes ?
Claire Le Nestour
Mis à jour le mardi 27 décembre 2011 à 12h55
Les « tests de virginité » pratiqués par les militaires egyptiens sont désormais interdits . C'est grâce à Samira Ibrahim Mohammed, 25 ans, que la Cour d'Etat a rendu ce jugement ce 27 décembre. La jeune femme avait voulu porter plainte pour elle et « toutes les Egyptiennes ».
Le 9 mars, elle a été arrêtée sur la place Tahrir avec dix-sept autres militantes. Accusée de vandalisme et d'insultes à un représentant de l'ordre, Samira a été torturée par les militaires . Elle a été électrocutée, humiliée et les officiers lui ont fait passer un test de virginité. L'ONG Human Rights Watch a recueilli son témoignage .
Le 20 décembre, elle faisait partie des quelques 2 000 femmes rassemblées sur la place Tahrir pour dénoncer les violences perpétrées par le pouvoir militaire.
Elles ont notamment réagi à la vidéo qui a ému la communauté internationale : on y voit une femme voilée, deshabillée, frappée et trainée sur la chaussée par des soldats.
MANIFESTATION DES FEMMES
Le 20 décembre (en anglais)
Dans un communiqué publié quelques heures après la manifestation, l'armée a assuré qu'elle prendrait « toutes les mesures légales pour que les responsables de ces atteintes rendent des comptes ». Mais certains remettent en cause la véracité des images.
« La révolution ne fait que commencer »
Le 10 décembre, trois militantes ont reçu le prix Nobel de la paix : la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman , figure de proue du printemps arabe.
Elles sont nombreuses à s'être mobilisées au cours des manifestations. Mais près d'un an après le début des révoltes arabes, la condition de la femme est au centre des interrogations.
Au Yémen, pour deux femmes qui témoignent dans un article de La Croix, :
« La révolution ne fait que commencer, elle va durer des années »
Elles rêvent encore d'aller boire un café ou de pouvoir courir dans la rue sans s'attirer les railleries des passants.
Au Maghreb, les craintes d'une dégradation de la condition des femmes sont renforcées par les victoires des partis islamistes aux récentes élections en Tunisie et en Egypte.
En Egypte, aucune femme n'a été intégrée dans le comité nommé en février pour amender la constitution. Les autorités militaires égyptiennes ont imposé à l'ensemble des partis politiques de proposer au minimum une candidate sur leurs listes.
Mais ils n'exigent pas que les femmes soient bien placées. La participation des femmes a la vie politique n'est donc pas garantie .
« Respecte ma prière, respecte ma bière »
A Tunis, la faculté des lettres de la Manouba est devenue l'emblème de l'opposition entre laïques et salafistes. Des islamistes ont fait le siège de l'université début décembre. Ils revendiquent la création d'une salle de prières dans l'université, et l'autorisation du port du niqab pour les étudiantes.
Fadila Laouani, interrogée par l'AFP, rétorque :
« On ne va pas engager des fonctionnaires pour regarder le visage des filles à l'entrée de chaque salle de classe. Pas question d'accepter le niqab. »
A Tunis, deux enseignantes ont été molestées par des élèves, leurs tenues vestimentaires étant jugées indécentes. Des faits similaires ont été recensés dans d'autres universités.
Chaïma et Rima, étudiantes à Gamès, interviewées par Le Point, ont protesté avec une pancarte :
« Respecte ma prière, respecte ma bière, respecte mon voile, respecte ce que je dévoile. »
L'arrivée des islamistes pourrait mettre en péril le statut des femmes dans la société tunisienne, en partie acquise grâce à Habib Bourguiba. Peu de temps après son arrivée au pouvoir en 1956, le père de l'indépendance et chantre de la laïcité a proclamé le code du statut personnel , un ensemble de lois progressistes qui abroge la polygamie, la répudiation et légalise le divorce.
Le féminisme, combat trop occidental ?
Pour Maryam Alkhawaja militante des droits de l'homme au Bahrein, interrogée par le Huffington Post, un « sentiment anti-Occident » empêchera le féminisme de se diffuser au Moyen-Orient :
« Nous devons être capable de créer un mouvement propre à nos sociétés qui dit que les femmes sont égales aux hommes. Ce sera plus difficile si c'est perçu comme une notion occidentale importée et imposée aux habitants du Moyen-Orient. »
Amnesty International a publié une tribune sur son site dans laquelle ils dénoncent des changements qui tardent à venir :
Peut-être ne devrions-nous plus être surpris par la lenteur avec laquelle sont concrétisées les promesses concernant les femmes dans les situations de conflit.
Même lorsque l'on parle des viols commis en temps de guerre, sans doute la question relative aux droits des femmes prêtant le moins à controverse, la communauté internationale et les Etats, à titre individuel, traînent des pieds.
Beaucoup prennent l'exemple de l'Iran pour émettre des doutes sur les bienfaits, pour les femmes, du Printemps arabe. Le droit de vote a été accordée aux femmes en 1963, mais le renversement du Shah a laissé place à une stricte réglementation du statut des femmes.
source rue89
Claire Le Nestour
Mis à jour le mardi 27 décembre 2011 à 12h55
Les « tests de virginité » pratiqués par les militaires egyptiens sont désormais interdits . C'est grâce à Samira Ibrahim Mohammed, 25 ans, que la Cour d'Etat a rendu ce jugement ce 27 décembre. La jeune femme avait voulu porter plainte pour elle et « toutes les Egyptiennes ».
Le 9 mars, elle a été arrêtée sur la place Tahrir avec dix-sept autres militantes. Accusée de vandalisme et d'insultes à un représentant de l'ordre, Samira a été torturée par les militaires . Elle a été électrocutée, humiliée et les officiers lui ont fait passer un test de virginité. L'ONG Human Rights Watch a recueilli son témoignage .
Le 20 décembre, elle faisait partie des quelques 2 000 femmes rassemblées sur la place Tahrir pour dénoncer les violences perpétrées par le pouvoir militaire.
Elles ont notamment réagi à la vidéo qui a ému la communauté internationale : on y voit une femme voilée, deshabillée, frappée et trainée sur la chaussée par des soldats.
MANIFESTATION DES FEMMES
Le 20 décembre (en anglais)
Dans un communiqué publié quelques heures après la manifestation, l'armée a assuré qu'elle prendrait « toutes les mesures légales pour que les responsables de ces atteintes rendent des comptes ». Mais certains remettent en cause la véracité des images.
« La révolution ne fait que commencer »
Le 10 décembre, trois militantes ont reçu le prix Nobel de la paix : la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman , figure de proue du printemps arabe.
Elles sont nombreuses à s'être mobilisées au cours des manifestations. Mais près d'un an après le début des révoltes arabes, la condition de la femme est au centre des interrogations.
Au Yémen, pour deux femmes qui témoignent dans un article de La Croix, :
« La révolution ne fait que commencer, elle va durer des années »
Elles rêvent encore d'aller boire un café ou de pouvoir courir dans la rue sans s'attirer les railleries des passants.
Au Maghreb, les craintes d'une dégradation de la condition des femmes sont renforcées par les victoires des partis islamistes aux récentes élections en Tunisie et en Egypte.
En Egypte, aucune femme n'a été intégrée dans le comité nommé en février pour amender la constitution. Les autorités militaires égyptiennes ont imposé à l'ensemble des partis politiques de proposer au minimum une candidate sur leurs listes.
Mais ils n'exigent pas que les femmes soient bien placées. La participation des femmes a la vie politique n'est donc pas garantie .
« Respecte ma prière, respecte ma bière »
A Tunis, la faculté des lettres de la Manouba est devenue l'emblème de l'opposition entre laïques et salafistes. Des islamistes ont fait le siège de l'université début décembre. Ils revendiquent la création d'une salle de prières dans l'université, et l'autorisation du port du niqab pour les étudiantes.
Fadila Laouani, interrogée par l'AFP, rétorque :
« On ne va pas engager des fonctionnaires pour regarder le visage des filles à l'entrée de chaque salle de classe. Pas question d'accepter le niqab. »
A Tunis, deux enseignantes ont été molestées par des élèves, leurs tenues vestimentaires étant jugées indécentes. Des faits similaires ont été recensés dans d'autres universités.
Chaïma et Rima, étudiantes à Gamès, interviewées par Le Point, ont protesté avec une pancarte :
« Respecte ma prière, respecte ma bière, respecte mon voile, respecte ce que je dévoile. »
L'arrivée des islamistes pourrait mettre en péril le statut des femmes dans la société tunisienne, en partie acquise grâce à Habib Bourguiba. Peu de temps après son arrivée au pouvoir en 1956, le père de l'indépendance et chantre de la laïcité a proclamé le code du statut personnel , un ensemble de lois progressistes qui abroge la polygamie, la répudiation et légalise le divorce.
Le féminisme, combat trop occidental ?
Pour Maryam Alkhawaja militante des droits de l'homme au Bahrein, interrogée par le Huffington Post, un « sentiment anti-Occident » empêchera le féminisme de se diffuser au Moyen-Orient :
« Nous devons être capable de créer un mouvement propre à nos sociétés qui dit que les femmes sont égales aux hommes. Ce sera plus difficile si c'est perçu comme une notion occidentale importée et imposée aux habitants du Moyen-Orient. »
Amnesty International a publié une tribune sur son site dans laquelle ils dénoncent des changements qui tardent à venir :
Peut-être ne devrions-nous plus être surpris par la lenteur avec laquelle sont concrétisées les promesses concernant les femmes dans les situations de conflit.
Même lorsque l'on parle des viols commis en temps de guerre, sans doute la question relative aux droits des femmes prêtant le moins à controverse, la communauté internationale et les Etats, à titre individuel, traînent des pieds.
Beaucoup prennent l'exemple de l'Iran pour émettre des doutes sur les bienfaits, pour les femmes, du Printemps arabe. Le droit de vote a été accordée aux femmes en 1963, mais le renversement du Shah a laissé place à une stricte réglementation du statut des femmes.
source rue89
Egypte: la justice interdit à l'armée de pratiquer des "tests de virginité"
Egypte: la justice interdit à l'armée de pratiquer des "tests de virginité"
La décision, la première dans une affaire de ce genre en Egypte, a été saluée par des cris de joie et des applaudissements de la part de dizaines de partisans de la plaignante venus assister au jugement. ( © AFP Filippo Monteforte)
LE CAIRE (AFP) - La justice égyptienne a ordonné mardi à l'armée de ne plus procéder à des "tests de virginité" forcés sur des femmes arrêtées, une pratique qui a contribué à ternir l'image de l'institution militaire au pouvoir.
Cette injonction a été émise dans une décision de la Cour administrative du Caire en faveur d'une jeune femme, Samira Ibrahim, contrainte de subir ce test après avoir été arrêtée lors d'une manifestation en mars.
La décision, la première dans une affaire de ce genre en Egypte, a été saluée par des cris de joie et des applaudissements de la part de dizaines de partisans de la plaignante venus assister au jugement.
"C'est une bonne nouvelle. Nous attendons maintenant une décision de la cour sur les indemnités", a déclaré à l'AFP Hossam Baghat, responsable de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne, une organisation non-gouvernementale.
La pratique des "tests de virginité" forcés a été dénoncée comme une forme de "torture" et de violence sexuelle par des organisations égyptiennes et internationales de défense des droits de la personne, en particulier Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).
Des responsables militaires avaient pour leur part estimé qu'ils étaient nécessaires pour empêcher des manifestantes qui seraient vierges de porter plainte pour viol contre des soldats les ayant arrêtées.
Devant le tollé provoqué par cette pratique, l'armée s'était engagée auprès d'organisations non-gouvernementales à ne plus y avoir recours, sans toutefois les renier dans leur principe.
Mardi, le chef de la justice militaire, Adel Mursi, a assuré que la décision de la Cour administrative "était inapplicable" parce qu'il n'y avait "absolument aucun ordre de procéder à ces tests" dans les prisons militaires.
"Si cela se produit, cela relève d'un acte personnel, passible d'une enquête criminelle", a-t-il ajouté.
Agée de 25 ans, Samira Ibrahim, originaire de Sohag (Haute-Egypte) et responsable du marketing dans une entreprise privée, avait été arrêtée le 9 mars lors d'une manifestation pro-démocratie au Caire.
Dans des vidéos postées sur le site YouTube, elle raconte qu'elle-même et d'autres femmes ont été électrocutées par des militaires "qui nous ont insultées et accusées de venir d'une maison close".
Elle ajoute que le groupe a été battu toute une nuit, avant d'être transféré dans une prison militaire. "Un officier a dit qu'on allait voir si nous étions des prostituées ou non", avant de faire procéder à ces tests sous couvert de contrôle médical.
Selon Hossam Baghat, le procès du militaire chargé du test sur Samira Ibrahim doit s'ouvrir début janvier devant un tribunal des armées. Mais il craint que seul un simple soldat soit finalement incriminé pour "atteinte à la pudeur et non respect des ordres", avec une amende en guise de peine.
Cette pratique a contribué à ternir la réputation de l'armée égyptienne, déjà entachée par la multiplication des procès militaires pour des civils, la répression meurtrière de manifestations ou encore les arrestations de blogueurs.
L'armée égyptienne a pris le pouvoir en février, à la chute du président Hosni Moubarak après une révolte populaire.
La semaine dernière, l'armée a dû présenter des excuses après la diffusion sur internet d'images montrant des soldats battant des manifestantes et traînant au sol l'une d'elles, ses vêtements relevés dévoilant son soutien-gorge.
Ces images ont provoqué une forte émotion en Egypte, et plusieurs pays ont dénoncé les violences commises contre les manifestantes par les forces de l'ordre égyptiennes.
source libé
© 2011 AFP
La décision, la première dans une affaire de ce genre en Egypte, a été saluée par des cris de joie et des applaudissements de la part de dizaines de partisans de la plaignante venus assister au jugement. ( © AFP Filippo Monteforte)
LE CAIRE (AFP) - La justice égyptienne a ordonné mardi à l'armée de ne plus procéder à des "tests de virginité" forcés sur des femmes arrêtées, une pratique qui a contribué à ternir l'image de l'institution militaire au pouvoir.
Cette injonction a été émise dans une décision de la Cour administrative du Caire en faveur d'une jeune femme, Samira Ibrahim, contrainte de subir ce test après avoir été arrêtée lors d'une manifestation en mars.
La décision, la première dans une affaire de ce genre en Egypte, a été saluée par des cris de joie et des applaudissements de la part de dizaines de partisans de la plaignante venus assister au jugement.
"C'est une bonne nouvelle. Nous attendons maintenant une décision de la cour sur les indemnités", a déclaré à l'AFP Hossam Baghat, responsable de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne, une organisation non-gouvernementale.
La pratique des "tests de virginité" forcés a été dénoncée comme une forme de "torture" et de violence sexuelle par des organisations égyptiennes et internationales de défense des droits de la personne, en particulier Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).
Des responsables militaires avaient pour leur part estimé qu'ils étaient nécessaires pour empêcher des manifestantes qui seraient vierges de porter plainte pour viol contre des soldats les ayant arrêtées.
Devant le tollé provoqué par cette pratique, l'armée s'était engagée auprès d'organisations non-gouvernementales à ne plus y avoir recours, sans toutefois les renier dans leur principe.
Mardi, le chef de la justice militaire, Adel Mursi, a assuré que la décision de la Cour administrative "était inapplicable" parce qu'il n'y avait "absolument aucun ordre de procéder à ces tests" dans les prisons militaires.
"Si cela se produit, cela relève d'un acte personnel, passible d'une enquête criminelle", a-t-il ajouté.
Agée de 25 ans, Samira Ibrahim, originaire de Sohag (Haute-Egypte) et responsable du marketing dans une entreprise privée, avait été arrêtée le 9 mars lors d'une manifestation pro-démocratie au Caire.
Dans des vidéos postées sur le site YouTube, elle raconte qu'elle-même et d'autres femmes ont été électrocutées par des militaires "qui nous ont insultées et accusées de venir d'une maison close".
Elle ajoute que le groupe a été battu toute une nuit, avant d'être transféré dans une prison militaire. "Un officier a dit qu'on allait voir si nous étions des prostituées ou non", avant de faire procéder à ces tests sous couvert de contrôle médical.
Selon Hossam Baghat, le procès du militaire chargé du test sur Samira Ibrahim doit s'ouvrir début janvier devant un tribunal des armées. Mais il craint que seul un simple soldat soit finalement incriminé pour "atteinte à la pudeur et non respect des ordres", avec une amende en guise de peine.
Cette pratique a contribué à ternir la réputation de l'armée égyptienne, déjà entachée par la multiplication des procès militaires pour des civils, la répression meurtrière de manifestations ou encore les arrestations de blogueurs.
L'armée égyptienne a pris le pouvoir en février, à la chute du président Hosni Moubarak après une révolte populaire.
La semaine dernière, l'armée a dû présenter des excuses après la diffusion sur internet d'images montrant des soldats battant des manifestantes et traînant au sol l'une d'elles, ses vêtements relevés dévoilant son soutien-gorge.
Ces images ont provoqué une forte émotion en Egypte, et plusieurs pays ont dénoncé les violences commises contre les manifestantes par les forces de l'ordre égyptiennes.
source libé
© 2011 AFP
Le chômage à son plus haut niveau depuis 12 ans
Le chômage à son plus haut niveau depuis 12 ans
Le Point.fr - Publié le 26/12/2011 à 18:24 - Modifié le 26/12/2011 à 18:54
Le mois dernier, le nombre de chômeurs a augmenté en France métropolitaine pour s'établir à 2 844 800.
Le chômage a encore augmenté en France en novembre pour atteindre son plus haut niveau depuis novembre 1999, un phénomène qui pourrait peser lourd dans le choix des électeurs à quatre mois de la présidentielle de 2012. Selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail et Pôle emploi, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité) a augmenté de 29 900 (+ 1,1 %) le mois dernier en France métropolitaine pour s'établir à 2 844 800. Sur un an, la hausse est de 5,2 %.
4 500 000 chômeurs avec l'outre-mer
En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 1,2 %, soit 51 800 personnes de plus, pour atteindre 4 244 800. Sur un an, la hausse est de 5,6 %. Avec les départements d'outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi s'établit à 4 510 500. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a estimé dans un communiqué qu'il s'agissait d'une "conséquence directe du ralentissement de l'activité économique".
"Le sommet pour l'emploi doit permettre, autour du président de la République et avec les partenaires sociaux, de proposer des solutions d'application rapide pour contenir au maximum les effets de la crise", poursuit le texte. Xavier Bertrand rencontrera les syndicats et représentants du patronat entre les 5 et 12 janvier pour préparer ce sommet prévu le 18 janvier.
Les jeunes particulièrement touchés
La hausse du nombre de demandeurs d'emploi a été particulièrement vigoureuse pour les moins de 25 ans, puis pour les plus de 50 ans. En catégorie A, le nombre de demandeurs âgés de moins de 25 ans a ainsi progressé de 2,2 % (+ 2,3 % sur un an) contre 0,7 % pour les 25-49 ans (+ 2,9 % sur un an) et 1,5 % pour les plus de 50 ans (+ 15,4 % sur un an).
En catégories A, B et C, ce nombre a augmenté de 2,2 % pour les moins de 25 ans (+ 2,5 % sur un an), de 0,9 % pour les 25-49 ans (+ 3,6 % sur un an) et de 1,5 % pour les 50 ans et plus (+ 15,3 % sur un an). Le nombre des chômeurs de longue durée (inscrits depuis un an ou plus) augmente moins que celui des autres demandeurs d'emploi, soit + 1,1 % pour les catégories A, B et C (+ 6,5 % sur un an) contre + 1,3 % (+ 5,0 % sur un an).
Le nombre des offres d'emploi collectées par Pôle emploi a augmenté de 6,3 % en métropole (+ 11,8 % sur un an) et le nombre des offres d'emploi satisfaites a progressé de 9,9 % (+ 14,8 % sur un an).
L'Insee a annoncé le 1er décembre que le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) avait augmenté de 0,2 point au troisième trimestre à 9,3 % en métropole (9,7 % en incluant les départements d'outre-mer). Dans sa note de conjoncture publiée le 15 décembre, l'institut de la statistique estimait que le taux de chômage pourrait atteindre 9,6 % fin juin 2012 en métropole et dépasser 10 % sur la totalité du territoire.
Le Point.fr - Publié le 26/12/2011 à 18:24 - Modifié le 26/12/2011 à 18:54
Le mois dernier, le nombre de chômeurs a augmenté en France métropolitaine pour s'établir à 2 844 800.
Le chômage a encore augmenté en France en novembre pour atteindre son plus haut niveau depuis novembre 1999, un phénomène qui pourrait peser lourd dans le choix des électeurs à quatre mois de la présidentielle de 2012. Selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail et Pôle emploi, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité) a augmenté de 29 900 (+ 1,1 %) le mois dernier en France métropolitaine pour s'établir à 2 844 800. Sur un an, la hausse est de 5,2 %.
4 500 000 chômeurs avec l'outre-mer
En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 1,2 %, soit 51 800 personnes de plus, pour atteindre 4 244 800. Sur un an, la hausse est de 5,6 %. Avec les départements d'outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi s'établit à 4 510 500. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a estimé dans un communiqué qu'il s'agissait d'une "conséquence directe du ralentissement de l'activité économique".
"Le sommet pour l'emploi doit permettre, autour du président de la République et avec les partenaires sociaux, de proposer des solutions d'application rapide pour contenir au maximum les effets de la crise", poursuit le texte. Xavier Bertrand rencontrera les syndicats et représentants du patronat entre les 5 et 12 janvier pour préparer ce sommet prévu le 18 janvier.
Les jeunes particulièrement touchés
La hausse du nombre de demandeurs d'emploi a été particulièrement vigoureuse pour les moins de 25 ans, puis pour les plus de 50 ans. En catégorie A, le nombre de demandeurs âgés de moins de 25 ans a ainsi progressé de 2,2 % (+ 2,3 % sur un an) contre 0,7 % pour les 25-49 ans (+ 2,9 % sur un an) et 1,5 % pour les plus de 50 ans (+ 15,4 % sur un an).
En catégories A, B et C, ce nombre a augmenté de 2,2 % pour les moins de 25 ans (+ 2,5 % sur un an), de 0,9 % pour les 25-49 ans (+ 3,6 % sur un an) et de 1,5 % pour les 50 ans et plus (+ 15,3 % sur un an). Le nombre des chômeurs de longue durée (inscrits depuis un an ou plus) augmente moins que celui des autres demandeurs d'emploi, soit + 1,1 % pour les catégories A, B et C (+ 6,5 % sur un an) contre + 1,3 % (+ 5,0 % sur un an).
Le nombre des offres d'emploi collectées par Pôle emploi a augmenté de 6,3 % en métropole (+ 11,8 % sur un an) et le nombre des offres d'emploi satisfaites a progressé de 9,9 % (+ 14,8 % sur un an).
L'Insee a annoncé le 1er décembre que le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) avait augmenté de 0,2 point au troisième trimestre à 9,3 % en métropole (9,7 % en incluant les départements d'outre-mer). Dans sa note de conjoncture publiée le 15 décembre, l'institut de la statistique estimait que le taux de chômage pourrait atteindre 9,6 % fin juin 2012 en métropole et dépasser 10 % sur la totalité du territoire.
Mohamed Moncef Marzouki a présenté, au nom de tous les Tunisiens et en son propre nom, ses vœux «aux chrétiens en Tunisie et du monde entier»,
A l’occasion des fêtes de Noël, le président de la République, Mohamed Moncef Marzouki a présenté, au nom de tous les Tunisiens et en son propre nom, ses vœux «aux chrétiens en Tunisie et du monde entier», leur souhaitant bonne fête.
Marzouki a, également, félicité, samedi 24 décembre 2011, dans un entretien téléphonique, Mr Maroun Lahham, Archevêque de Tunis.
«La Tunisie demeurera une terre de cohabitation entre les différentes religions et cultures, garantissant tous les droits dont la liberté de confession», a affirmé le président de la République.
Source: TAP
Marzouki a, également, félicité, samedi 24 décembre 2011, dans un entretien téléphonique, Mr Maroun Lahham, Archevêque de Tunis.
«La Tunisie demeurera une terre de cohabitation entre les différentes religions et cultures, garantissant tous les droits dont la liberté de confession», a affirmé le président de la République.
Source: TAP
La Tunisie risque un "suicide collectif", avertit son nouveau président
La Tunisie risque un "suicide collectif", avertit son nouveau président
La Tunisie risque un "suicide collectif" si les grèves et les troubles sociaux qui secouent l'économie depuis environ une année se poursuivaient, a averti vendredi le président Moncef Marzouki. ( © AFP Fethi Belaid)
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TUNIS (AFP) - La Tunisie risque un "suicide collectif" si les grèves et les troubles sociaux qui secouent l'économie depuis environ une année se poursuivaient, a averti vendredi le président Moncef Marzouki.
"Si la machine économique tardait à reprendre, le pays irait droit vers le suicide collectif. Une contre-révolution ou une révolution dans les régions marginalisées plongerait le pays dans l'anarchie," a-t-il souligné dans un discours aux chefs d'entreprises réunis au siège de l'Union tunisienne pour l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Utica).
M. Marzouki, un ancien opposant acharné contre le régime déchu de Ben Ali, chassé du pouvoir à la suite d'un soulèvement populaire déclenché dans les régions de l'intérieur, a dit "comprendre les motifs de ces grèves et de ces revendications".
"Je leur demande de ne pas être responsables d'une telle catastrophe et de ne pas faire couler le bateau qui nous transporte tous, car ils sont en train de s'égorger et d'égorger la Tunisie", a-t-il lancé en s'adressant aux ouvriers grévistes et aux protestataires.
Les grèves et les protestations ont poussé des investisseurs étrangers à mettre fin à leurs activités dans le pays comme le groupe japonais Yazaki, un des principaux fabricants de câbles automobiles dans le monde, qui a fermé mardi définitivement une de ses usines dans le centre-ouest tunisien.
Le président avait appelé les partenaires sociaux ce mois à une "trêve sociale", visiblement sans grand succès.
"Je m'adresse à vous pour vous demander de lever ces barricades sur les routes et d'arrêter ces grèves afin d'éviter une tragédie. Aucun Etat ne peut accepter le suicide", a dit M. Marzouki souhaitant ne pas "être acculé à appliquer la force de la loi si la langue du dialogue échouait".
Ce discours intervient alors que l'Assemblée constituante poursuit ses discussions sur la composition du gouvernement et son programme présentés jeudi par le chef du gouvernement, l'islamiste Hamadi Jebali.
source libé
© 2011 AFP
La Tunisie risque un "suicide collectif" si les grèves et les troubles sociaux qui secouent l'économie depuis environ une année se poursuivaient, a averti vendredi le président Moncef Marzouki. ( © AFP Fethi Belaid)
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TUNIS (AFP) - La Tunisie risque un "suicide collectif" si les grèves et les troubles sociaux qui secouent l'économie depuis environ une année se poursuivaient, a averti vendredi le président Moncef Marzouki.
"Si la machine économique tardait à reprendre, le pays irait droit vers le suicide collectif. Une contre-révolution ou une révolution dans les régions marginalisées plongerait le pays dans l'anarchie," a-t-il souligné dans un discours aux chefs d'entreprises réunis au siège de l'Union tunisienne pour l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Utica).
M. Marzouki, un ancien opposant acharné contre le régime déchu de Ben Ali, chassé du pouvoir à la suite d'un soulèvement populaire déclenché dans les régions de l'intérieur, a dit "comprendre les motifs de ces grèves et de ces revendications".
"Je leur demande de ne pas être responsables d'une telle catastrophe et de ne pas faire couler le bateau qui nous transporte tous, car ils sont en train de s'égorger et d'égorger la Tunisie", a-t-il lancé en s'adressant aux ouvriers grévistes et aux protestataires.
Les grèves et les protestations ont poussé des investisseurs étrangers à mettre fin à leurs activités dans le pays comme le groupe japonais Yazaki, un des principaux fabricants de câbles automobiles dans le monde, qui a fermé mardi définitivement une de ses usines dans le centre-ouest tunisien.
Le président avait appelé les partenaires sociaux ce mois à une "trêve sociale", visiblement sans grand succès.
"Je m'adresse à vous pour vous demander de lever ces barricades sur les routes et d'arrêter ces grèves afin d'éviter une tragédie. Aucun Etat ne peut accepter le suicide", a dit M. Marzouki souhaitant ne pas "être acculé à appliquer la force de la loi si la langue du dialogue échouait".
Ce discours intervient alors que l'Assemblée constituante poursuit ses discussions sur la composition du gouvernement et son programme présentés jeudi par le chef du gouvernement, l'islamiste Hamadi Jebali.
source libé
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